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SOMMAIRE
Colonne de gauche
Le soleil source de
vie
Le bronzage est une protection
naturelle
A chacun son type de
peau
User du soleil sans en
abuser
Le soleil et notre comportement
Effets cliniques et biologiques des UV sur la peau
Les UVA ont un rôle tout aussi majeur
Les cancers cutanés, problème de santé publique
Journée nationale de
dépistage le 24 mai 2007
Les précautions
d'usage pour les enfants
Adolescentes, êtres
jolies sans brûler
Hommes et soleil
Sport
et soleil
Montagne,
sortez crêmés
Colonne de droite
La nouvelle recommandation européenne du 22 sept. 2006
Formulation et évaluation des produits solaires
Qu'est-ce que la photostabilité ?
Point sur la réglementation
Textures, sprays,
micro-encapsulation
Les nutriments
naturels renforcent les défenses
Les propriétés
ultra-bronzantes des épices
Précautions à prendre lors de l'exposition
Hydratation
obligée après exposition
Protéger les
cheveux du
soleil et de l'eau
Ecoles du soleil pour
changer les comportements
Programme
Icare, la
prudence est reine
Questions ouvertes
Exposition solaire en cabine, le point du SNPBC |
Indispensable
à la vie et à la minéralisation osseuse, aux
synthèses vitaminiques et à la bonne humeur, le soleil peut s'avérer
dangereux et causer des dégâts s'il est consommé en trop grande quantité.
Aujourd'hui, il est admis que les effets nocifs du rayonnement solaire sur la
peau représentent un problème de santé publique. En effet, face au
comportement excessif des personnes au soleil, le nombre de cancers cutanés a
augmenté ces dernières décennies. Protéger sa peau du soleil devient une
action de santé à part entière. Afin d'éviter les effets délétères du
soleil et de profiter au mieux de ses effets bénéfiques, la recherche s'est
investie sur une meilleure connaissance de l'action des UVB et UVA sur la peau,
ainsi que sur le rôle des photoprotecteurs dans la prévention des coups de
soleil, du photovieillissement et de la photocarcinogenèse.
LE SOLEIL source
de vie
Sa lumière, sa chaleur et son énergie font du soleil le fondement
vital de l'être humain, des animaux et des plantes. Le soleil stimule
l'esprit. Il nous donne la force, la joie de vivre, le bien-être, le
bronzage et la santé. La lumière solaire est de l'énergie émise via
des rayons de différentes longueurs d'onde. On distingue les rayons
ultraviolets (lumière UV), la lumière visible et les rayons infrarouges
chauffants (lumière IR). On subdivise la lumière UV en rayons UV-A, UV-V
et UV-C. Les rayons UV-C dangereux sont filtrés par l'atmosphère et
n'atteignent pas la surface de la terre. La composition et l'intensité
des rayons UV-A et UV-B varient et dépendent, par exemple, de l'heure de
la journée et de la saison, de la pollution de l'air, du degré de
latitude et de l'intensité de réflexion (eau, neige).
La peau est le plus grand organe de régulation et de protection de notre
corps. La peau nous permet de rentrer en contact corporel mais aussi
sensuel avec notre environnement. Lorsque l'ambiance est bonne, ne dit-on
pas que l'on se sent "bien dans sa peau". Si, dans les siècles
passés, la pâleur était un signe de distinction, le bronzage naturel du
corps est synonyme aujourd'hui de sport, de séduction et de santé. Le
look devient, pour un très grand nombre d'individus, l'expression d'un
style de vie personnel. Une belle peau bronzée attractive renforce la
personnalité. Elle est la clé du succès dans la vie professionnelle
et dans la vie privée.
LE BRONZAGE EST UNE protection
naturelle
Le bronzage n'est en
fait rien d'autre que la protection du corps contre les radiations
solaires. Les rayons UV-B excitent en particulier les cellules de
l'épiderme (les mélanocytes) et renforcent les pigments de mélanine
blancs. Ceux-ci sont bronzés par les rayons UV-A et l'oxygène du sang
lorsqu'ils parviennent dans la couche cutanée supérieure (pigmentation
indirecte). S'il existe déjà une pré-pigmentation, la peau est
immédiatement bronzée par les rayons UV-A (pigmentation directe). En
matière de protection solaire, les rayons UV-B jouent un autre rôle. Ils
provoquent la formation d'une sorte de callosité à la lumière, un
épaississement de l'épiderme. Si les deux mesures de protection solaire
propres à la peau (pigmentation et callosité à la lumière) sont
développées d'une manière optimale, on peut atteindre une protection
solaire allant jusqu'au facteur 40.
Tout le monde connaît
cette sensation : lorsque le soleil brille, nous sommes plus gais et tout
simplement de meilleure humeur. Les effets bienfaisants des rayons UV
sur le corps et l'esprit sont également prouvés médicalement. La
formation de la vitamine D par le corps n'a lieu que sous le soleil et
plus précisément sous les rayons UV-B. La vitamine B3 est une hormone
importante pour la formation osseuse et contre l'ostéoporose. Elle permet
au calcium e se fixer dans les os. Mais on attribue à cette "hormone
du soleil" d'autres propriétés positives. Elle stimule le système
immunitaire, augmente l'endurance, apaise les dépressions et possède une
action positive sur le coeur et la circulation sanguine. Les maladies de
la peau sont soignées avec succès par les rayons UV, par exemple,
l'acné, le psoriasis et la névro-dermite.
A CHACUN SON type
de peau
Les individus
réagissent différemment au rayonnement du soleil en fonction de leur
type de peau. Afin de mieux apprécier le soleil, chacun devrait le
connaître. On distingue dans le monde 6 types de peau, bien qu'en Europe
seuls les 4 premiers types soient représentés :
- type I (2% de tous les européens d'Europe Centrale) : peau franchement
claire, cheveux roux, yeux bleus, tendance très prononcée aux coups de
soleil,
- type II (12% de tous les européens d'Europe Centrale) : peau claire,
cheveux blonds à brun clair, yeux bleus à gris ou verts, forte tendance
aux coups de soleil,
- type III (78% de tous les européens d'Europe Centrale) : peau normale,
cheveux châtains à bruns, yeux gris à marrons, risque moyen de coups de
soleil,
- type IV (8% de tous les européens d'Europe Centrale) : peau brune à
olive, cheveux et yeux foncés, tendance minime aux coups de soleil.
De même, la peau ne bronze pas uniformément partout. La surface
interne des bras et des jambes bronze plus difficilement parce qu'elle
contient moins de cellules pigmentées que le reste de la peau. Le visage
ne bronze pas non plus aussi bien parce qu'il possède une couche cornée
plus importante pour le protéger des rayons UV. Les taches de rousseur et
grains de beauté contiennent beaucoup de pigments de bronzage et foncent
donc plus rapidement que le reste du corps. Les parties de peau
compressées sont moins bien irriguées. Le manque d'oxygène peut
conduire à une diminution de l'intensité des pigments de mélanine.
USER DU SOLEIL SANS EN abuser
Rien de plus agréable
donc, a priori, que de lézarder sous le soleil ... En week-end, à
la plage ou à la terrasse d'un café, avec l'arrivée des beaux jours, il
est difficile de résister aux premiers rayons qui commencent à percer
sous les nuages. Le soleil est source d'énergie, de bien-être, synonyme
aussi de gaieté et de bonne santé. Mais c'est sans compter tous ses
effets néfastes qui peuvent aussi le rendre particulièrement
dangereux.
En effet, le soleil est aussi responsable de brûlures, du dessèchement
de la peau, de son vieillissement prématuré et peut même provoquer des
cancers. c'est pourquoi, il convient d'en user sans pour autant en
abuser.
Comme chacun sait, il existe, selon les phototypes, des inégalités face
au bronzage. Faut-il le rappeler, les peaux claires aux cheveux roux ou
blonds sont les plus sujettes aux coups de soleil, et donc au
vieillissement. Mais à plus ou moins long terme, et à échelle plus ou
moins importante, toutes les peaux sans exception peuvent subir des
dommages. Rougeurs, brûlures et autres violentes réactions ne sont
pas l'apanage des teints diaphanes. Claire ou mate, à chaque exposition,
la peau subit des agressions, visibles ou non. D'autant plus lorsque l'on
abuse du soleil en s'exposant, par exemple, aux heures les plus chaudes
(entre 12 et 16 heures) ou en ne se protégeant pas ou très peu.
Résultat ? Les dommages s'accumulent au fil des années et la peau a de
plus en plus de mal à se défendre face au soleil. Pour profiter
pleinement des bénéfices du soleil sans en subir les méfaits, la crème
solaire, aujourd'hui couplée à la prise de compléments nutritionnels
préparateurs de bronzage, est de rigueur.
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AVIS D'experts
Dr Baspeyras, dermato,
pour Garnier Ambre Solaire
LE SOLEIL ET NOTRE COMPORTEMENT
Il existe encore un grand nombre d'hommes, d'enfants et quelques
groupes de femmes inconditionnelles qui ne se protègent pas du soleil.
Les raisons sont diverses : certains hommes pensent que l'utilisation
d'une crème solaire est une spécificité féminine ou que leurs poils
les protègent; d'autres trouvent que se protéger contre le soleil est
une corvée qu'ils peuvent éviter ou pensent simplement qu'ils n'ont rien
à craindre du soleil.
J'en fais l'expérience tous les jours et il en est de même pour mes
collègues : c'est très préoccupant car il est si simple de faire ce
qu'il faut pour se protéger et les conséquences peuvent être si
dramatiques. Je recommande toujours une protection solaire de haute
qualité, ainsi que des mesures préventives, notamment se couvrir et
éviter le soleil aux heures les plus chaudes, entre 11 et 16
heures.
En tant que dermatologue, j'insiste particulièrement sur l'importance des
zones oubliées menacées par les cancers de la peau : le nez,
derrière les oreilles, partie inférieure de l'oreille (constituée de
cartilage), le côté du cou. Toutes ces zones ne sont pas protégées par
les cheveux ou les poils. De manière générale, il est essentiel de
protéger toutes les parties exposées du corps dès que l'on est au
soleil.
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EFFETS DES UV
SUR
LA PEAU
Les différentes ondes électromagnétiques issues du soleil sont séparées
par les physiciens en 3 domaines, des plus puissants aux moins énergétiques :
radiations ionisantes (rayons cosmiques, rayons gamma, rayons X), rayonnement
optique (rayonnement ultraviolet, lumière visible, infrarouges), ondes
hertziennes (micro-ondes, ondes radar, télé et radio).
L'essentiel du rayonnement solaire que nous recevons se situe dans le
domaine optique et se compose :
1) du rayonnement UV, non visible par l'oeil humain, comprenant :
- U.V.C. longueur d'onde 200 à 280 nanomètres (nm) arrêtés par l'ozone
atmosphérique,
- U.V.B. longueur d'onde 280 à 320 nm arrêtés par le verre,
- U.V.A. longueur d'onde 320 à 400 nm traversant le verre, dont U.V.A. courts
320 - 340 nm et U.V.A. longs 340 - 400 nm,
2) de la lumière visible, perceptible par l'oeil humain à travers un prisme ou
un arc-en-ciel. Elle se situe entre 400 et 800 nm,
3) des infrarouges qui se situent au delà de 800 nm et diffusent de la
chaleur.
La qualité du rayonnement solaire n'est pas constante et varie selon la
latitude, la saison, la couverture nuageuse, l'altitude, la pollution et l'heure
de la journée.
La quantité d'U.V. reçue par un individu est la conjonction :
- du rayonnement direct du soleil,
- des radiations diffusées dans l'atmosphère dont on estime en moyenne que la
neige réfléchit de 75 à 95%, le sable de 15 à 25%, l'eau de 10 à 20% et
l'herbe de 0,4 à 4%.
Grâce à la protection de l'ozone et de l'atmosphère, seule une partie du
rayonnement arrive à la surface de la terre. Elle comprend 55% d'IR, 40% de
lumière visible et 5% d'U.V.
Au niveau de la peau, ils vont pénétrer de façon différente :
- la majorité des U.V.B. (70%) sont arrêtés par la couche cornée, 20%
atteignent le corps muqueux de l'épiderme, 10% vont jusqu'au derme superficiel,
- la majorité des U.V.A. traversent la couche cornée mais seuls 20 à 30%
atteignent le derme profond.
Effets cliniques des U.V.
La peau soumise aux radiations U.V. va subir à court et à moyen terme des
modifications importantes correspondant à la mise en place de son propre
système de protection contre le rayonnement solaire, à savoir un
épaississement de la couche cornée et l'apparition de la pigmentation
mélanique.
L'érythème actinique ou coup de soleil : il apparaît dans les heures
suivant une exposition solaire importante. Il résulte de l'action des U.V.B.
qui déclenchent notamment une réaction inflammatoire se traduisant par une
vasodilatation importante des capillaires sous-épidermiques : rougeur
accompagnée d'oedème et de douleurs. Après une exposition solaire, les
kératinocytes vont proliférer. Cette prolifération se traduit par un
épaississement de l'épiderme protégeant ainsi la peau contre les attaques des
rayons solaires.
La pigmentation ou bronzage : il s'installe les jours suivant les
expositions aux U.V. Les U.V.A. pénètrent profondément dans le derme et sont
moins érythématogènes. En revanche, en réagissant avec les précurseurs de
mélanines, ils déclenchent une pigmentation immédiate et transitoire qui ne
présente pas de fonction photoprotectrice. Dans les jours qui suivent, l'action
des U.V.B. va entraîner une importante stimulation des mélanocytes qui
synthétisent la mélanine. Celle-ci est transférée dans les kératinocytes
afin de venir protéger le noyau cellulaire. C'est la pigmentation retardée. La
pigmentation mélanique constitue le moyen de protection le plus important. La
mélanine absorbe plus de 90% des U.V. (U.V.A. + U.V.B.) ayant franchi la couche
cornée.
Effets
biologiques des U.V.
Comme nous l'avons vu, le soleil est à l'origine de réactions visibles
comme le bronzage ou le coup de soleil. Mais il peut aussi entraîner des
altérations invisibles plus profondes, jusqu'au derme et au niveau cellulaire,
risquant à long terme d'affecter la santé de la peau.
En pénétrant dans la peau, les U.V. vont rencontrer les différentes
structures de l'épiderme et du derme :
- les cellules (kératinocytes, mélanocytes, cellules de Langerhans,
fibroblastes),
- le ciment intercellulaire,
- le collagène, l'élastine, qu'ils sont susceptibles d'altérer.
Les U.V.B., très énergétiques, agissent directement sur le
kératinocyte en provoquant l'induction de substances inflammatoires
(érythème) ou la destruction de kératinocytes (sunburn cells). Les U.V.B.,
dont l'énergie est absorbée par l'ADN, sont à l'origine de cassures des brins
d'ADN qui se réparent de plus en plus mal : les cellules dégénèrent ou
vieillissent plus vite. Les U.V.B. inhibent le système immunitaire, c'est la
photo-immuno-suppression. En résumé, les U.V.B. participent activement à
l'induction des cancers cutanés et au photovieillissement.
Les U.V.A. sont les principaux producteurs de radicaux libres au niveau
du derme et de l'épiderme. Ceux-ci interagissent avec les cellules de la peau
et notamment avec les membranes cellulaires (d'une façon générale, avec
toutes les structures contenant de l'oxygène), ce qui provoque une
accélération du vieillissement actinique. Ainsi, les radicaux libres oxydent
les lipides de la membrane cellulaire et du ciment intercellulaire,
interagissent avec les protéines et les systèmes enzymatiques de la peau,
provoquent des cassures dans les brins d'ADN avec risque de mutation. En
résumé, les U.V.A. participent, comme les U.V.B., à la photo-cancérogenèse
et au photo-vieillissement.
Notions de phototype : chacun de nous possède une aptitude propre à
bronzer et à développer un coup de soleil. Cette aptitude est déterminée par
des facteurs héréditaires comme la couleur de la peau ou des cheveux. C'est
cette inégalité et cette particularité, propres à chacun, de répondre face
au soleil que l'on appelle le phototype.
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Phototype
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Cheveux
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Carnation
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Description
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I
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Roux
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Laiteuse
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Brûle
toujours,
ne bronze jamais
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II
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Blonds
|
Claire
|
Brûle
toujours,
bronze légèrement
|
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III
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Blonds
à châtains
|
Claire
à mate
|
Brûle
modérément,
bronze progressivement
|
|
IV
|
Bruns
|
Mate
|
Brûle
facilement,
bronze toujours facilement
|
|
V
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Bruns
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Brune
|
Brûle
rarement,
bronze intensément
|
|
VI
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Noirs
|
Noire
|
Ne
brûle jamais,
fortement pigmentée
|
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AVIS D'experts
Pr J-C Béani,
Grenoble, pour les Laboratoires Bioderma
LES
UVA ONT UN ROLE TOUT AUSSI MAJEUR
Les UV endommagent les structures de la peau par une action directe
sur certains chromophores, principalement l’ADN cellulaire et cela est
le fait principal des UVB mais aussi par des phénomènes de
photosensibilisation, générés certes par les UVB mais surtout par les
UVA, à partir de photosensibilisants endogènes conduisant à la génération
d’espèces réactives d’oxygène (ERO) qui sont agressives pour
l’ADN, certaines protéines et les membranes cellulaires. Les UVA
longtemps considérés comme innocents dans les dommages cutanés
photoinduits apparaissaient dès lors pouvoir avoir les mêmes effets moléculaires,
cellulaires et biologiques que les UVB.
On peut admettre qu'en exposition naturelle, les UVA participent seulement
pour 10 à 15 % au déclenchement du coup de soleil mais que cette
participation pourrait atteindre 35 % pour l'induction des carcinomes
cutanés. Le modèle expérimental du xiphophorus hybride a également
montré un rôle important voire prépondérant des UVA1 dans l'apparition
des mélanomes.
Ainsi
si le coup de soleil est le fait quasi exclusivement des UVB, les études
les plus récentes ont confirmé que les UVA ont un rôle tout aussi
majeur pour la photo-immunosuppession, le vieillissement cutané et les
cancers cutanés photoinduits.
Protéger contre le coup de
soleil ne nécessite quasiment qu’une
protection contre les UVB, protéger contre l’ensemble des dommages
photoinduits, et plus particulièrement les plus graves d’entre eux,
impliquent une protection tout aussi efficace contre les UVA. (…)
Plus le ratio de la protection offerte par un produit de protection
solaire contre les UVB et contre
les UVA se rapproche de 1, plus le produit aura de chance d’être
efficace contre l’ensemble des effets délétères du soleil.
La surprotection contre les UBV sans protection contre les UVA, donc un
ratio loin de 1, parait la pire des choses en termes de santé publique.
(…). Certaines études ont en effet montré que la suppression du signal
d’alarme du coup de soleil par une haute protection anti UVB induit un comportement à risque avec prolongement des
expositions solaires ; si le produit n’offre pas une protection
anti UVA suffisante ce prolongement du temps passé au soleil
conduit à ce que le sujet reçoive des doses énormes d’UVA non
erythématogénes mais cancérigènes et génératrices de vieillissement
cutané ...
Les
connaissances acquises sur
les effets moléculaires des UV laissent entrevoir de
nouvelles possibilités intéressantes de photoprotection.
Nous
avons vu qu’une des conséquences de l’interaction peau-UV est la génération
dans les cellules cutanées d’ERO, créant dans la dite cellule
un fort stress oxydant. Ce stress oxydant bouleverse le
fonctionnement cellulaire notamment par induction de mutations (…). Or
une étude récente a pu monter qu’un photoprotecteur anti UVA et B ne
protégeait qu’incomplètement du stress oxydant (…).
Ce phénomène intervient de manière prépondérante dans les mécanismes
intimes de la photocarcinogenèse, les mutations consécutives aux
dommages à l'ADN, directs ou indirects par les ERO, et la
photo-immunosuppression.
L’apport à la cellule-même de molécules ayant pour action, soit de
stimuler les systèmes de
défenses antioxydantes endogénes,
soit simplement de « tamponner » l’excès d’espèces
réactives d’oxygène et de radicaux libres produites au sein de la
cellule paraît ainsi une voie séduisante
de photoprotection. Les études expérimentales se multiplient pour
monter que le contrôle du stress oxydant doit pouvoir compléter
efficacement la photoprotection topique procurée par les filtres et écrans
solaires.
Pour éviter le mésusage de
réduction de l’efficacité par réduction de la quantité appliquée,
la place des qualités intrinsèques du produit, outre sa
performance photoprotectrice, en terme de galénique, facilité d’application et
aspect final sur la peau, est
essentielle pour éviter que le meilleur des
produits ne perde toutes ses qualités
en utilisation dans la « vraie vie ».
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Les
photodermatoses
L'appelation "photodermatose" englobe des maladies cutanées où
existe une sensibilité exagérée ou anormale à la lumière. La
photosensibilisation cutanée se définit comme l'ensemble des phénomènes
pathologiques liés à l'interaction d'une radiation lumineuse située dans le
spectre UV ou le visible avec une substance photosensibilisante ou photoactive,
présente dans la peau, et qui absorbe la radiation. Cette substance peut être
d'origine endogène (provenant de l'organisme lui-même) ou d'origine exogène.
Ce sont alors des substances apportées à la peau par voie sanguine ou par voie
cutanée.
Photodermatoses endogènes
Elles sont liées soit à des anomalies génétiques à l'origine de la
photosensibilité (défaut partiel ou total de synthèse ou de transfert de la
mélanine = albinisme; déficit congénital en un mécanisme de réparation de
l'ADN = xeroderma pigmentosum), soit à des anomalies de certaines voies
métaboliques (trouble enzymatique) provoquant l'accumulation de molécules
photo-excitables et donc photosensibilisantes (porphyries dues à un déficit
enzymatique variable selon le type de porphyrie, dont la porphyrie cutanée est
la plus fréquente; accumulation d'uroporphyrines avec passage dans le sang
avant d'atteindre la peau ou - en présence des rayons lumineux - se
transformant en composés réactifs responsables de dégâts tissulaires
cutanés; déficit en vitamine PP ou vitamine B3 = pellagre).
Photodermatoses exogènes
La phototoxicité : un des mécanismes de réaction phototoxique fait
intervenir des radicaux libres qui altèrent, au niveau cellulaire, les
membranes de l'ADN. L'éruption phototoxique apparaît très rapidement,
uniquement localisée au niveau des zones irradiées et se présente
habituellement sous la forme d'un coup de soleil intense. La réaction
phototoxique survient chez tous les individus pour peu que les quantités de
photosensibilisants et de rayonnement soient suffisantes. Les substances
phototoxiques sont nombreuses : furocoumarines, parfums, médicaments (cyclines,
phénothiazines, psoralènes, quinolones, amiodarone).
La photoallergie : elle est beaucoup plus rare et fait intervenir un
mécanisme de type allergique (hypersensibilité de type IV). Elle survient chez
les sujets préalablement sensibilisés après un temps de latence plus ou moins
long. Les lésions prennent l'aspect d'un eczéma aigu et parfois, un aspect
urticarien. La localisation initiale se fait aux parties exposées mais les
lésions peuvent s'étendre par la suite aux zones couvertes. De nombreux
médicaments peuvent être responsables d'une réaction photoallergique
(anti-inflammatoires non stéréoïdiens, anti-dépresseurs, fibrates,
phénothiazines, quinidines).
Photodermatoses idiopathiques
Elles regroupent un ensemble de maladies cutanées dues à une sensibilité
anormale à la lumière et dont les mécanismes physio-pathologiques sont encore
inconnus. Cependant, il est reconnu que ces photodermatoses dépendent d'un
mécanisme photoallergique : lucite estivale bénigne, lucite hivernale
bénigne, lucite polymorphe, urticaire solaire, dermatite chronique actinique.
Les effets biologiques du soleil sur les cheveux
Les cheveux, comme la peau, souffrent des agressions extérieures. Le soleil,
l'eau, le chlore, le vent, le sable altèrent leur film protecteur. Les cheveux
deviennent secs, rêches, cassants, ternes et ont tendance à se décolorer. Sur
un beau cheveu, les écailles sont régulières, aplaties le long de la tige
capillaire, imbriquées les unes dans les autres comme les tuiles d'un toit. Si
le film protecteur du cheveu est altéré, les écailles finissent par se
casser.
Différentes études ont permis de mettre en évidence :
- qu'après 14 jours de soleil sur des cheveux blonds, châtains et bruns, on
constate que les cheveux clairs sont plus fragiles que les cheveux foncés,
- que les pointes des cheveux, après 7 jours d'irradiation, sont plus
facilement agressées que les racines,
- que les U.V.B. et les U.V.A. courts sont les plus nocifs pour les cheveux,
- que le soleil, après avoir soulevé les écailles, les érode progressivement
jusqu'à les faire disparaître complètement.
CANCERS cutanés,
UN
PROBLEME DE santé
publique
La lutte contre le cancer constitue l'une des priorités lancée par le
Président de la République. Au cours des dernières décennies, le nombre de
personnes atteintes de cancers de la peau a augmenté. C'est pourquoi, le
mélanome est une priorité du Plan Cancer : les cancers cutanés, et plus
particulièrement le mélanome, font l'objet d'une campagne de prévention
auprès du grand public, ainsi que les risques liés à l'exposition au soleil.
En effet, il a été clairement reconnu que le comportement des personnes au
soleil est une des principales cause de cette augmentation et, plus
particulièrement, la répétition des expositions intenses de la peau au
soleil.
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DES CHIFFRES inquiétants
Les carcinomes cutanés touchent en France 150 individus sur 100 000
habitants / an, la plupart après 50 ans. Ce sont les expositions solaires
intermittentes aigües (coups de soleil sur une courte période) qui sont
néfastes. Dans 80% des cas, ces cancers surviennent sur des zones très
exposées.
Concernant le mélanome, l'incidence dépend de la latitude et des
caractéristiques ethniques. Cette incidence est très élevée en
Australie avec 40 nouveaux cas pour 100 000 habitants chez les populations
à peau blanche. En France, et dans la plupart des pays d'Europe,
l'incidence est de 5 à 10 nouveaux cas par 100 000 habitants par an. La
mortalité est de 1,2 à 1,5 / 100 000 en France, autour de 5 en
Australie. Le soleil est le sel facteur d'environnement impliqué dans
l'épidémiologie du mélanome à ce jour. 10% des mélanomes surviennent
dans un contexte familial et génétique.
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Il existe 3 grands types
de cancers cutanés :
- Les carcinomes basocellulaires (photo 1) : ce sont les plus courants.
Ils restent limités à la peau et ne se disséminent pas. C'est une tumeur
épithéliale apparaissant surtout au niveau du visage, après 40 ans, et son
apparition est liée à la quantité d'U.V. reçue. Ces cancers guérissent
complètement après traitement en général chirurgical.
- Les carcinomes spinocellulaires (photo 2) : ils sont moins fréquents
que les carcinomes basocellulaires. C'est une tumeur épithéliale maligne du
sujet âgé qui survient sur des zones constamment exposées au soleil. Il se
développe en profondeur et peut donner, rarement, des métastases. Un
traitement chirurgical permet la guérison dans la grande majorité des cas.
- Le mélanome, du grec melas = noir (photo 3) : il représente 5% des
cancers de la peau mais il est le plus grave de tous les cancers cutanés en
raison de son pouvoir métastasiant important. C'est une tumeur maligne qui se
développe à partir des mélanocytes (cellules fabriquant les pigments de la
peau). Il touche tous les âges.
Le mélanome est l'un des cancers dont l'incidence a doublé en 10 ans. La
mortalité augmente mais de façon moins importante que l'incidence. Il est
unanimement admis que le soleil et les U.V. participent à la genèse du
mélanome. La carcinogenèse des U.V. constitue donc un des problèmes majeurs
de santé publique. Le mélanome peut se développer à partir d'un grain de
beauté existant ou, plus fréquemment, apparaître à la surface d'une peau
saine, à n'importe quel endroit du corps. Dépisté tardivement, le mélanome
malin peut mettre la vie en danger, en raison de son pouvoir métastasiant :
quelques millimètres cube de tumeur peuvent entraîner une dissémination
métastatique diffuse rapidement mortelle. Le soleil et l'exposition répétée
et excessive aux rayonnements U.V. sont impliqués dans l'épidémiologie du
mélanome. Le risque de voir se développer un mélanome augmente avec le nombre
de coups de soleil reçus pendant l'enfance. On estime que 2/3 des mélanomes
sont dus à une exposition excessive au soleil. Le deuxième facteur de risque
est le facteur génétique : 10% des mélanomes surviennent dans un contexte de
mélanome familial.
Les personnes particulièrement menacées sont celles qui ont un teint clair,
des cheveux clairs, roux, des taches de rousseur, qui ont une forte tendance à
attraper des coups de soleil et ne bronzent pas, et qui ont un nombre élevé de
naevus sur le corps.
Le dépistage du mélanome
Tout changement dans la taille ou la couleur ou l'apparition d'un grain de
beauté doit conduire à consulter un dermatologue. Il est important de
dépister le plus tôt possible l'existence d'un mélanome afin d'éviter sa
dissémination. Il existe différents critères : lésion asymétrique, bords
irréguliers, couleur inhomogène, zones dépigmentées, taches grises rouges ou
bleues, diamètre de la lésion supérieur à 6 mm, évolution de la lésion
(modification de taille, couleur, relief, prurit, saignement).
Si le mélanome est dépisté précocement, il est possible de guérir en
procédant à une intervention chirugicale qui enlève la lésion avant la
dissémination. Mais il faut savoir qu'après une ablation d'un mélanome, des
récidives tardives (après plus de 10 ans) sont possibles. Chez les patients en
phase métastasique, le pronostic est redoutable car, à ce jour, aucune
thérapeutique n'a démontré d'efficacité sur la survie globale. C'est pour
cette raison que les mesures de prévention et le dépistage précoce sont
indispensables. Il est donc nécessaire de faire contrôler régulièrement les
grains de beauté par un dermatologue.
JOURNEE NATIONALE DE dépistage
le 24 mai 2007
Chaque année est organisée la Journée Nationale de Dépistage
des cancers de la peau et des lésions pré-cancéreuses. Cette
opération, menée depuis 1998, consiste à recevoir des
patients de façon anonyme et gratuite et de dépister d'éventuelles
lésions cancéreuses ou pré-cancéreuses cutanées. Les dermatologues
libéraux ou hospitaliers qui participent à cette Journée sont tous
volontaires. Il s'agit en effet d'une véritable opération de santé
publique.
Ainsi, les personnes qui le désirent peuvent bénéficier d'un dépistage
et être ensuite orientées par leur médecin traitant vers un
dermatologue ou un chirurgien qui fera le suivi ou le traitement des
lésions détectées.
Pour tout renseignement : le serveur vocal 08 92 69 76 00.
0,34 €/m et le site internet www.syndicatdermatos.com.
LES PRECAUTIONS D'USAGE POUR
LES enfants
Sachant que 80% des
expositions au soleil ont lieu avant l'âge de 18 ans et que les coups de
soleil pris par les enfants peuvent être lourds de conséquence
lorsqu'ils seront adultes, il apparaît primordial de protéger au mieux
leur peau sensible sans toutefois les priver d'activité en plein
air.
Zoom sur quelques attitudes dangereuses : 55% des parents passent
plus de 4 heures sur la plage avec leurs enfants et seulement 2% moins de
2 heures, ceci quel que soit l'âge de l'enfant; l'heure d'arrivée sur la
plage se fait en général aux heures les plus chaudes de la journée;
moins d'1 maman sur 2 applique de la crème solaire plus de 2 fois par
jour et seulement 1 maman sur 5 ré-applique une protection solaire après
un bain; 2 mamans sur 10 suspendent l'application d'une crème solaire
dès que leur enfant est bronzé.
Or, il est désormais établi que l'exposition solaire intense dans
l'enfance et l'adolescence représente un facteur de risque considérable
pour l'apparition ultérieure de mélanomes. Plusieurs enquêtes
épidémiologiques montrent une nette corrélation entre la quantité
de soleil reçue avant 20 ans et la photocarcinogénèse, surtout chez les
sujets à peau claire, cheveux roux ou blonds, yeux bleus, brûlant
facilement et ne bronzant pas ou très peu. La peau infantile présente de
surcroît une certaine immaturité jusqu'à l'âge de 8-9 ans, augmentant
sa vulnérabilité au soleil. La faible kératinisation de son épiderme,
son déficit en mélanine, en sueur et en sébum, son film hydrolipidique
mince et peu résistant, le rendent très sensible aux irradiations
solaires. L'insuffisance du système thermorégulateur, qui affecte
l'enfant jusqu'à 3 ans, constitue également un risque non négligeable
de déshydratation lors d'expositions trop prolongées.
Le produit solaire est là pour protéger la maturation de sa peau,
comme prévenir les risques de coups de soleil, de brûlures, de douleurs
et de pertes en eau. Il doit avoir une large photoprotection (UVB/UVA/IR),
un indice 30 minimum, avoir une rémanence à l'eau, doit tenir compte des
notions d'innocuité et de tolérance, doit faire preuve de propriétés
anti-déshydratantes et nutritives.
Vade-Mecum des précautions à prendre :
- n'exposez pas un bébé de moins d'1 an sous les rayons de soleil et
n'appliquez pas de protection solaire à un bébé de moins de 6 mois,
sauf sur indication contraire du pédiatre,
- évitez l'exposition aux heures les plus chaudes, soit entre 12 et 16
heures en France (restez à l'ombre), de même qu'il convient de réduire
la durée d'exposition,
- évitez les tissus transparents qui font passer les rayons et préférez
les vêtements au tissage serré (tee-shirt et chapeau sont de rigueur
même pour la baignade),
- pensez à leur protéger les oreilles et l'arrière du cou, attention
aussi à la réverbération (bateau et parasol sous lequel un coup de
soleil reste possible),
- s'il a plus de 6 mois, appliquez-lui 30 minutes avant l'exposition une
protection solaire hypoallergénique IP 30 minimum (sans filtre chimique),
assurez-vous d'en appliquer généreusement et uniformément avant que
votre enfant enfile ses vêtements ou son maillot,
- procédez à des applications fréquentes, toutes les 2 heures et après
chaque bain,
- n'employez jamais d'huile pour bébé, ce produit augmentant les effets
des rayons ultraviolets sur la peau,
- même si le ciel est voilé, le rayonnement du soleil peut être très
fort, une application de protection solaire est donc nécessaire,
- faites souvent boire votre enfant pour éviter qu'il se déshydrate.
Adolescentes,
ETRE JOLIES SANS BRULER
Se protéger du soleil
ne se fait pas de la même façon selon l'âge des individus. Pour les
enfants, ce sont les mamans qui officient pour eux. Quant aux adultes, ils
appréhendent mieux les dangers du soleil et trouvent aisément un produit
solaire qui leur convient selon leurs attentes et leurs goûts. Reste une
catégorie souvent oubliée : celle des adolescentes. Aujourd'hui, elles
sont près de 5 millions à se soucier de leur image. Outre les
cosmétiques de plus en plus appropriés à leurs envies, les soins
solaires vont devenir un élément essentiel de leur coquetterie.
A 10 ans, les pré-adolescentes commencent à appliquer seules le produit
solaire. La différenciation filles-garçons prend son envol. Les
filles reproduisent les gestes féminins lors de l'application d'une
crème : "faire comme Maman", les garçons refusent ces
applications jugées trop "filles", leur faisant perdre du temps
sur leurs moments de jeux. Les plus de 10 ans ne veulent pas être
traitées comme des enfants : les jeunes adolescentes appliquent leur
protection solaire de manière autonome et utilisent des produits
destinés aux adultes. Elles rejettent systématiquement les laits
solaires portant la mention "pour enfants". Elles imitent leurs
aînées, deviennent coquettes, se mettent à jouer les grandes et
recherchent des cosmétiques pour exalter leur envie de glamour.
Les petits conseils pour être jolie au soleil sans danger sont
donc les suivants : choisir un indice de protection 30 qui protègera la
peau (un seul coup de soleil important avant l'âge de 15 ans peut avoir
de graves répercutions sur la peau), prendre un soin solaire qui
n'abîmera pas la peau encore fragile (hypoallergénique, non gras, non
comédogène et ne favorisant pas l'apparition de petits boutons liés au
soleil), préférer un produit qui possède une forte résistance à
l'eau, renouveler l'application plusieurs fois par jour surtout après un
bain (ce qui la rend plus pailletée), utiliser un produit solaire qui
fait scintiller la peau pour le plaisir, associer le soin avec un gloss
brillant pour des lèvres glamour.
Hommes
ET SOLEIL
Comme les femmes, les
hommes sont de plus en plus soucieux de l'importance de leur corps et de
l'image qu'ils projettent. Les valeurs féminines les ont imprégnés,
ainsi l'esthétique et la virilité ne sont plus incompatibles. Finis les
tabous, les hommes s'assument dans leur corps et dans leur tête. Ils
n'ont pas les mêmes critères que les femmes recherchant du plaisir dans
l'application du produit : ils désirent des soins cosmétiques de
qualité dont les résultats sont efficaces et rapides, sans les
contraintes de l'application. Ils recherchent des formules combinant rapidité
et facilité d'utilisation.
Qui l'eût cru : 10% des dépenses hygiène beauté se font aujourd'hui
pour des produits hommes. Par défaut, l'homme utilise régulièrement les
produits de leur femme. Concernant le solaire, ils ne veulent pas d'un
lait à la texture dense. Du fait de leur pilosité, le lait solaire ne
s'imprègne en effet pas très facilement dans la peau et laisse une
sensation désagréable. Réticents à l'idée d'utiliser un tel produit,
ils ne se protègent pas efficacement et risquent les coups de soleil.
Soucieux de leur apparence, les hommes préfèrent un produit applicable
facilement et d'un seul geste viril. Le spray express semble
correspondre à cette motivation ainsi qu' au séchage immédiat
recherché. De même, à l'occasion du bain de soleil, nombre d'entre eux
exercent une activité en plein air qui nécessite un produit non gras,
résistant à l'eau et qui ne coule pas dans les yeux.
Sport
ET SOLEIL
La multiplicité des
structures sportives et la réduction du temps de travail donnent
l'occasion aux Français de s'adonner régulièrement à un sport.
L'attrait pour les sports de plein air n'est plus à démontrer.
Exemple de cet engouement : près de 9 millions d'entre eux pratiquent un
sport nautique ou de plage. Cette passion pour les activités de plein air
ne doit pas faire oublier les risques liés au soleil.
Rappelons que l'association soleil, mer et sable est dangereuse :
il s'agit en effet d'un facteur de risque important. L'eau réfléchit 10
à 30% du rayonnement UV et le sable en réfléchit de 5 à 25%,
augmentant ainsi l'exposition au rayonnement UV. D'autre part, le pont
d'un bateau, le flotteur d'une planche à voile ou la surface d'une voile,
réfléchissent eux aussi les rayons du soleil. Il est donc conseillé de
protéger sa peau avec des produits résistant à l'eau.
De même, pour effectuer un sport d'altitude comme la randonnée et
l'escalade, il faut prévoir une crème solaire d'indice fort. Il ne
faut pas penser, en effet, qu'une bonne paire de lunettes et un chapeau
suffisent pour effectuer une balade en montagne ou escalader un pic. Une
crème solaire d'indice fort (IP 30) est indispensable. Avec l'altitude,
le rayonnement des UV augmente de 10% tous les 1000 mètres. Les risques
de coups de soleil, d'insolation et d'hydratation augmentent avec
l'ascension, notamment entre 1é et 16 heures.
La durée de l'exposition au soleil, liée à la pratique de
certains sports, constitue un risque significatif. Le golf, dont la durée
d'exposition est souvent supérieure à d'autres sports de plein air,
provoque plus facilement des coups de soleil et des insolations. Pour
éviter cela, il est préférable de le pratiquer en dehors des heures les
plus chaudes de la journée, c'est à dire entre 12 et 16 heures en
France. De plus, afin de s'adonner à sa passion, sachez que des sprays à
effet sec, non collant et non gras, existent pour que le club de golf ne
vous échappe pas des mains.
Enfin, le vent, la vitesse et les mouvements ne font pas ressentir
la sensation de chaleur et, par conséquent, le risque lié au soleil. Il
est donc impératif de se protéger avec un produit solaire idéalement
résistant à la transpiration.
Montagne,
SORTEZ
CREMES
Vous partez à la montagne mais avez-vous
pensé à préparer la trousse indispensable pour toute la petite famille
? N'oublions pas, en effet, que le soleil d'hiver est aussi traître que
celui de l'été et vice et versa. Et qu'il est primordial de s'en protéger
lorsque l'on prévoit un petit détour vers la montagne. La température décroît
de 6 à 7 degrés tous les 1000 mètres tandis que l'on se rapproche des
rayons lumineux. Visage et mains sont les plus exposés …. à ski, en
luge, sur les remonte pentes ou tout simplement sur une terrasse.
- Tous les matins avant d'aller sur les
pistes : une crème solaire visage dont l'indice de protection est élevé,
voire supérieur à 20, à appliquer en particulier sur les zones
sensibles comme le nez et les oreilles.
- Renouvelez l'application toutes les 2 heures sur l'ensemble du visage.
- Pour les lèvres, qui risquent elles aussi le coup de soleil jusqu'au
saignement, prévoyez un stick solaire. Et en cas de problème, appliquez
une crème grasse.
- En montagne, le rayonnement est intense. Aussi, afin de ne pas développer
de conjonctivite larmoyante ou de picotements, le seul conseil valable réside
dans le port de lunettes solaires filtrant les UVA et les UVB avec une
protection 4. Les crèmes ne sont pas ophtalmiques : il ne faut donc pas
les appliquer sur les paupières et le contour de l'œil.
- Enfin, pensez à vous hydrater régulièrement car le froid dessèche la
peau, la rougit et la pique. Si tel est le cas, la prévention consiste à
emporter avec vous des crèmes anti-inflammatoires et à prendre de bons
bains chauds à votre retour des pistes, suivis de crèmes hydratantes sur
l'ensemble du visage et du corps.
Spécial enfants en bas âge
N'exposez pas votre nourrisson de moins
de 6 mois au soleil ou en tous cas, pas plus de 15 minutes en haute
altitude. Avec les crèmes qui s'imposent autant qu'une combinaison
roudoudou.
|
LA
NOUVELLE RECOMMANDATION
européenne
JO de la
Commission Européenne 22 septembre 2006
La nouvelle recommandation européenne a été adoptée pour
garantir un niveau élevé de protection de la santé des
citoyens européens. La Communauté européenne a en effet
jugé nécessaire de préciser l'efficacité minimale
que doit assurer un produit de protection solaire, que ce
soit vis-à-vis des UVB responsables des coups de soleil
mais aussi, et c'est nouveau, des UVA responsables du
vieillissement prématuré.
Afin d'aider les consommateurs à choisir leur produit en
fonction de leur type de peau et du degré d'exposition au
soleil, cette recommandation précise également les
méthodes pour assurer un étiquetage simple et
compréhensible des produits de protection solaire.
Méthodes d'évaluation : afin d'harmoniser
l'évaluation de la protection solaire, le texte précise
les méthodes recommandées, à savoir la méthode SPF
internationale pour l'évaluation de la protection contre
les coups de soleil et la méthode PPD pour l'évaluation de
protection contre les UVA.
Niveau minimum de protection solaire : il est fixé
à un SPF de 6, ce qui correspond à la catégorie de
protection faible.
Protection UVA : les produits solaires doivent
protéger à la fois des UVB et des UVA. Seules les
protections présentant un ratio SPF/PPD inférieur ou égal
à 3 peuvent revendiquer une protection solaire. Seuls ces
produits peuvent porter le logo UVA entouré.
Simplification des catégories de protection UVB :
l'éventail des facteurs de protection a été réduit pour
faciliter la comparaison entre les différents produits sans
réduire le choix des consommateurs. La nouvelle
recommandation, par exemple, ne prévoit pas d'indice de
protection inférieur à 6 ni supérieur à 50+. Pour chaque
indice de protection est associé une catégorie de
protection solaire - faible, moyenne, haute, très haute -
qui permet d'informer clairement.
|
Protection
|
Catégorie
|
|
de
6 à 10
|
Faible
protection
|
|
de
15 à 25
|
Protection
moyenne
|
|
de
30 à 50
|
Haute
protection
|
|
50+
|
Très
haute protection
|
|
Conseils
et précaution d'utilisation afin d'alerter les
consommateurs des dangers de la surexposition au soleil et
de la nécessité d'adopter les bons réflexes. Rappelons-en
les principaux :
- La surexposition est une menace sérieuse pour la santé.
- Ne pas exposer les bébés et les jeunes enfants de - de 3
ans.
- Eviter les heures d'ensoleillement maximum.
- Porter chapeau, T-shirt et lunettes de soleil.
- Appliquer généreusement et fréquemment une
protection.
- Surtout et systématiquement après une baignade.
Information des consommateurs : ils doivent être
guidés dans le choix de la catégorie de protection solaire
en fonction de leur type de peau et de leur degré
d'exposition au soleil.
FORMULATION
ET EVALUATION D'UN produit
solaire
Un protecteur solaire idéal doit prévenir des effets visibles ou non,
immédiats ou à long terme, des U.V. Il doit donc avoir un spectre d'action le
plus large possible (U.V.B, U.V.A. courts, U.V.A. longs). De plus, il doit être
bien toléré, posséder une bonne résistance à l'eau et à la sueur, être
photostable et agréable sur le plan cosmétique, garant d'une bonne utilisation
du produit. Un produit solaire contient, incorporés dans un excipient,
différents actifs dont les principaux sont les actifs photoprotecteurs.
Les actifs photoprotecteurs
On distingue 3 catégories d'actifs photoprotecteurs en fonction de leur
mode d'action et de leur structure chimique.
|
Ecrans
minéraux |
Filtres
chimiques |
Ecrans
organiques |
Origine
solubilité |
Particules
solides
insolubles
d'origine minérale |
Substances
hydro
ou liposolubles,
synthèse chimique |
Particules
solides
insolubles
d'origine organique |
Mécanisme
d'absorption majoritaire |
Réflexion
de la radiation |
Absorption
du rayonnement |
Absorption
et réflexion
de la radiation |
Spectre
d'absorption |
Large
(U.V.A., U.V.B.) |
Etroit
Nécessité d'associer les filtres entre eux |
Large
(U.V.B., U.V.A. courts, U.V.A. longs) |
| Photostabilité |
Stable |
Variable
en fonction des filtres |
Stable |
| Toxicologie |
Pas
d'absorption percutanée |
Absorption
percutanée |
Pas
d'absorption percutanée |
Qualités
cosmétiques |
Médiocres
(blanchissement),
bonnes si micronisation
des écrans |
Bonnes
(transparent) |
Bonnes
(transparent) |
| Filtres
utilisés |
Dioxyde
de titane
Oxyde de zinc |
Cinnamates,
dérivés du dibenzoylméthane, octocrylène, ... |
Benzotriazoles |
|
Les
adjuvants
viennent en complément des actifs photoprotecteurs. Ce sont
notamment des antiradicaux libres (vitamine E et C, flavonoïdes) s'opposant à
l'agression de l'oxygène activé sur les cellules, des hydratants et
émollients, des agents de rémanence à l'eau.
Outre son rôle de véhicule des actifs, l'excipient joue un rôle
important lors de la formulation des solaires : il doit limiter le risque de
pénétration des actifs photoprotecteurs et maintenir les particules solides en
dispersion, il doit bien s'étaler sur la peau en couche uniforme et assurer un
bon confort d'utilisation, il doit offrir une bonne résistance à la sueur et
aux bains.
Les différents actifs sont introduits dans des formes galéniques
variées pour offrir aux utilisateurs des produits solaires agréables à
utiliser et adaptés à leurs besoins : crèmes, laits, sprays, huiles, sticks.
En général, les crèmes et les laits se présentent sous forme d'émulsion H/E
(huile dans eau, favorisant une bonne facilité d'application) ou d'émulsion
E/H (assurant une meilleure rémanence). Les huiles et les laits, du fait de
leur faible viscosité, sont plutôt destinés à la protection du corps. Les
gels et les crèmes à la protection du visage. Quant aux sticks, leur emploi
est limité à des zones plus spécifiques : nez, lèvres.
Les méthodes d'évaluation mesurent l'efficacité des photoprotecteurs face aux
différents rayonnements, leur photostabilité et leur rémanence. Les mesures
sont réalisées soit en laboratoire (indoor) soit en plein air (outdoor) dans
les conditions normales d'utilisation afin de prendre en compte l'ensemble du
rayonnement solaire.
Protection contre les U.V.B
Actuellement, il existe une méthode standardisée européenne réalisée selon
les recommandations du Colipa (Comité de Liaisons des Associations Européennes
de la Parfumerie) pour calculer le Facteur de Protection Solaire (FPS). Cette
méthode utilise une source artificielle d'U.V. dont le rayonnement est défini,
connu, et se rapproche au mieux du spectre solaire. Le FPS mesure la protection
apportée par un écran solaire vis-à-vis des U.V.B. et des U.V.A. courts
responsables de l'érythème. Le critère d'évaluation de FPS est la mesure de
cet érythème. Il est calculé sur la base du rapport entre la dose Erythémale
Minimale (DEM) sur la peau protégée et la DEM sur la peau non protégée par
le photoprotecteur.
Protection contre les U.V.A
Il n'existe pas actuellement de méthode validée, tant in vitro (dite
méthode de Diffey modifiée) qu'in vivo (méthode de la pigmentation
immédiate, IPD, et méthode de la pigmentation persistante, PPD).
Evaluation de la résistance à l'eau
Il n'existe pas de méthode européenne concernant l'évaluation de la
résistance à l'eau des produits solaires, mais l'élaboration d'une
recommandation est en cours au sein du Colipa. La résistance à l'eau dépend
de 2 facteurs : la substantivité et la rémanence. La substantivité est la
capacité du produit solaire à se maintenir dans le temps à la surface de
l'épiderme, au niveau de la couche cornée (résistance à l'évaporation et à
l'effacement). La rémanence traduit le maintien des capacités de
photoprotection après épreuve d'immersion. En laboratoire, la mesure de
résistance à l'eau consiste à évaluer le FPS avant et après passage en
piscine, jacuzzi ou baignoire à bain bouillonnant. Le seuil usuel retenu est
une diminution du FPS inférieure à 50% après 2 bains
("résistant"). Il existe aussi un test d'évaluation de la
résistance à la sueur. Le test outdoor permet quant à lui de contrôler les
qualités photoprotectrices en conditions réelles d'exposition solaire
(montagne, mer avec baignades, ...) L'intérêt de ces études est de prendre en
compte le spectre solaire dans sa totalité, la stabilité chimique et physique
du produit, la durée d'exposition et les facteurs environnementaux (vent,
sudation, altitude, mouvements, ...).
|
AVIS D'experts
J-L Réfrégier, dir.
dévelopt. Garnier Ambre Solaire
QU'EST-CE QUE LA PHOTOSTABILITE ?
Un écran solaire photostable a la particularité de ne pas perdre son
efficacité protectrice lorsqu'il est exposé à l'énergie solaire.
Autrement dit, vous restez protégé contre les effets néfastes de tous
les rayons ultraviolets dangereux, les UVB et les UVA. Au contraire, un
produit qui n'est pas photostable voit sa protection diminuer au
bout d'un quart d'heure d'exposition au soleil. Tous les écrans solaires
ne sont pas photostables et perdent une partie importante de leur
protection, surtout contre les UVA.
Concernant l'efficacité des produits photostables, pour ce qui est des
effets à court terme, la capacité d'un écran solaire à protéger des
coups de soleil est déterminée par le numéro du facteur de
protection solaire (FPS). Plus le chiffre est élevé, plus la
protection est efficace. Deux produits de même FPS, l'un photostable et
l'autre non photostable, sont théoriquement d'efficacité égale mais ont
des comportement différents. Prenons par exemple deux produits de FPS 20,
le produit non photostable va offrir une protection d niveau 30 au début
mais, à mesure de son exposition au soleil, cette protection va diminuer
jusqu'à atteindre le niveau 10, ce qui donne en moyenne un FPS 20. Au
contraire, le produit FPS 20 stable commence avec une protection 20 et
conserve le même niveau de protection pendant toute la durée de
l'exposition. La baisse de protection d'un produit non photostable risque
donc d'être à l'origine de coups de soleil.
Quant aux effets à long terme, la différences entre les produits
photostables et non photostables est encore plus nette. Un produit non
photostable perd rapidement de son efficacité contre les UVA, ce
qui signifie que l'on est exposé aux effets néfastes du soleil lorsque
le produit n'offre plus de protection. Les UVA affectent la structure de
la peau et accélèrent le vieillissement. Le risque de brûlure étant
plus faible avec les UVA, on ne remarque rien sur le moment mais le mal
est fait et plusieurs années plus tard, on peut observer un
vieillissement cutané prématuré. Les produits photostables sont donc
plus fiables et plus sûrs.
|
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AVIS D'experts
Institut Sothys
Selon Sothys, une gamme solaire courte et bien ciblée est capitale
: en-dessous de 10, le niveau de protection s’avère insuffisant; au-delà
de 30+ les effets plafonnent et les risques d’intolérance, dus à
la quantité de filtres, s’accroissent. Les réglementations américaine
et australienne en matière de protection solaire ont quant à elles déjà
validé la limitation des indices des produits à 30+.
|
POINT
SUR LA réglementation
Dans l'Union Européenne, les produits solaires sont des cosmétiques et, à
ce titre, ils doivent répondre à la réglementation cosmétique.
Au niveau de la formulation, les filtres utilisables doivent figurer sur
la liste positive des filtres ultra-violets admis dans les cosmétiques (annexe
VII de la directive 76/768/CEE) : "les filtres ulotra-violets sont des
substances qui, contenues dans les produits cosmétiques de protection solaire,
sont destinées spécifiquement à filtrer certaines radiations pour protéger
la peau contre certains effets nocifs de ces radiations". La mise à jour
de cette liste est réalisée au fur et à mesure des demandes déposées par
les fabricants. Pour obtenir l'inscription d'un nouveau filtre, il faut déposer
un dossier très complet, notamment sur le plan toxicologique, auprès du
Comité Scientifique des Cosmétiques et Produits non Alimentaires et du Comité
d'Adaptation au Progrès Technique. Les autres ingrédients suivent les mêmes
règles que pour n'importe quel produit cosmétique : ne pas être sur la liste
de substances interdites, respecter les restrictions s'il y a.
Au niveau de l'innocuité, comme pour tout cosmétique, le fabricant doit
s'assurer de l'innocuité du produit à l'égard de la santé humaine dans les
conditions normales ou prévisibles d'emploi.
Au niveau de la présentation, le produit ne doit pas être présenté
comme un médicament. Toutes les revendications doivent pouvoir être prouvées.
La revendication de l'indice de protection n'est pas obligatoire. Cependant, si
les indices sont revendiqués, le fabricant doit détenir dans le dossier du
produit les études démontrant l'obtention de ces indices.
Le Colipa a publié une méthode pour l'évaluation du Facteur de Protection
Solaire FPS. En l'absence de techniques officielles européennes, c'est la
méthode Colipa qui est recommandée. Elle propose 5 catégories de produits
selon la répartition suivante :
- protection faible = indices SPF 2 - 4 - 6,
- protection modérée = indices SPF 8 - 10 - 12,
- haute protection = indices SPF 15 - 20 - 25,
- très haute protection = indices SPF 30 - 40 - 50,
- ultra haute protection = indices SPF 50+.
La mise en conformité des produits doit être faite entre janvier 2004 et
décembre 2005. Cependant, d'autres méthodes
(américaine, australienne, in vitro) peuvent être mises en oeuvre.
TEXTURES,
SPRAYS, micro-encapsulation
Comme vu
précédemment, il convient de
souligner l'amélioration considérable des textures et le développement
de nouveaux supports d'application tels que les sprays et les lingettes. Grâce à l'introduction de nouvelles matières premières (silicones,
absorbeurs de corps gras), les textures sont en effet plus fluides, moins grasses
et moins collantes. En terme d'indice, le progrès majeur concerne les
sprays : les laboratoires réussissent désormais à formuler des produits
de haute protection (jusqu'à un indice 30) dans des textures suffisamment
fluides pour être vaporisées.
Autre innovation technologique majeure : la micro-encapsulation et
la parfaite photostabilité des filtres organiques. La photoprotection du
3ème millénaire est celle qui associe la meilleure sécurité quant à
la protection solaire et la meilleure tolérance cutanée. Or, on le sait,
les filtres organiques sont par essence des substances non écologiques,
qui peuvent être incorrectement éliminés par la peau, mais ils
représentent un "mal nécessaire". Les laboratoires se devaient
donc d'en diminuer la quantité, de les rendre aussi inoffensifs et
inertes pour la biologie cutanée que des écrans minéraux : aucun risque
qu'ils soient stockés par la peau. C'est ce qu'accomplit la technologie
de micro-encapsultation des filtres organiques. Elle permet d'éviter la
pénétration des molécules filtrantes dans la peau et de maintenir leur
action en surface pour une plus grande sécurité de photoprotection.
Micro-encapsulés dans des perles de silicate (dérivé de silice), les
filtres organiques se comportent comme des écrans minéraux, d'où une
tolérance optimale (phototoxicité nulle).
L'avenir est à une parfaite étanchéité du système de photoprotection, dans le produit comme sur la peau (les filtres ne
sont plus libres). Avec ce procédé, on peut garantir une excellente
isolation de nos filtres organiques et une photoprotection aussi neutre
qu'efficace (les filtres micro-encapsulés absorbent et réfléchissent
les UV comme des miroirs). Grâce à la micro-encapsulation, les filtres
organiques UVA (ceux qui posent le plus de problèmes de photoinstabilité)
deviennent photostables à 100%. Rappelons que la photostabilité augmente
la durée de vie des filtres organiques sur la peau et maintient leurs
propriétés physiques. Elle permet d'obtenir une meilleure
photoprotection avec moins de filtres. Donc là encore une meilleure
tolérance. Cette technologie est acceptée dans le monde entier, y
compris au Japon et aux USA, pour des raisons de performance autant que
d'innocuité. Dans le même ordre d'idée, les écrans minéraux peuvent
être enrobés de silicones, un ingrédient particulièrement isolant qui
leur permet d'être hautement substantifs, ce qui accroît leur tenue et
leur adhésion avec l'épiderme (l'eau glisse dessus).
LES
NUTRIMENTS NATURELS RENFORCENT les
défenses
Les mécanismes
naturels de protection anti-oxydante de la peau font intervenir toute une
série de molécules incluent des anti-oxydants liposolubles comme
la vitamine E et les carotéinoîdes, hydrosolubles comme la vitamine C et
le glutathion, des enzymes comme la superoxyde dismutase, la glutathion
peroxydase ou la glutathion réductase. Ces anti-oxydants neutralisent les
radicaux libres et contre-carrent leurs possibles effets destructeurs.
Après une exposition au soleil, on constate que les concentrations
cutanées des anti-oxydants, notamment des vitamines E et C, de
caroténoïdes ou de sélénium, diminuent, tout comme les taux
plasmatiques. On observe également une déshydratation de l'épiderme et
du derme avec, pour conséquences, la desquamation progressive de la peau
et la prolifération de cellules mortes.
Aussi, le sélénium, associé aux vitamines A, C et E, protège,
de l'attaque des radicaux libres, les protéines et les lipides cutanés,
ces derniers étant indispensables à la fonction barrière de la peau. Le
sélénium est nécessaire à l'activité de la glutathion peroxydase, une
enzyme dont la fonction essentielle est de neutraliser les radicaux libres
avant qu'ils n'atteignent les tissus.
La vitamine C intervient en première ligne pour piéger les
radicaux libres dans la phase aqueuse des compartiments biologiques. Elle
régénère la vitamine E oxydée. Cette dernière, soluble dans
les graisses, intervient en second pour protéger les membranes
cellulaires et agit en synergie avec le sélénium. La vitamine A
joue quant à elle un rôle irremplaçable dans la différenciation
cellulaire et renforce la résistance des cellules épithéliales, les
rendant moins vulnérables aux attaques anti-radicalaires.
Les caroténoïdes sont capables de neutraliser l'oxygène singulet
et de piéger les radicaux libres. Administrés par voie orale
(compléments alimentaires), ils se déposent dans les tissus sous forme
de particules finement réparties. Ils apportent une protection
supplémentaire en venant renforcer la pigmentation cutanée et diminuent
la sensibilité de la peau au soleil. Leur action est encore renforcée
lorsqu'ils agissent en synergie avec d'autres anti-oxydants.
L'huile de Bourrache et l'huile d'Onagre sont naturellement riches
en acides linoléiques et gamma-linoléiques. Les huiles de poisson
contiennent des EPA et DHA, deux acides gras poly-insaturés riches en
oméga-3. Une carence en acides gras poly-insaturés se traduit par
une augmentation de la déshydratation cutanée et par une hyperkératose.
Ils sont indispensables à la préservation de l'intégralité de la peau
ainsi qu'à l'hydratation des couches supérieures de l'épiderme. Les EPA
et DHA ont une action bénéfique sur l'inflammation cutanée. Associés
à des anti-oxydants, les acides gras essentiels permettent
d'améliorer la qualité de la peau et de retarder les effets du
photo-vieillissement. Enfin, la vitamine B9 ou acide folique est
impliquée dans la multiplication cellulaire et la pigmentation. Une
exposition à la lumière intense peut provoquer une photolyse (ou
destruction des folates susceptible d'entraîner une anémie).
Les compléments
alimentaires ou supplémentations orales combinent les anti-oxydants
et les acides gras essentiels pour réduire de façon significative les
dommages induits par les radiations ultraviolettes du soleil. S'ils
permettent de mieux se préparer au bronzage et à préserver la peau, ils
doivent être néanmoins associés à l'utilisation de produits solaires
hautement protecteurs, filtrant les UVB et UVA.
LES
PROPRIETES ULTRA-BRONZANTES DES épices
A peine prononcé, le
mot "épices" évoque pour la majorité d'entre nous tout un
monde de saveurs et d'exotisme, rythmé par un univers de couleurs
chatoyantes et d'odeurs envoûtantes. Les épices sont originaires des 4
coins du globe. Cependant, les régions tropicales chaudes et humides de
l'Asie, telles que le sud de la Chine et de l'Inde sont considérées
comme le berceau de la plupart des épices. Pendant des siècles, les
épices constituèrent une marchandise précieuse pour laquelle des
aventuriers n'hésitaient pas à risquer leur vie à travers les déserts
ou les mers. Les épices sont connues depuis des milliers d'années et
leur utilisation est décrite dans des manuscrits en sanskrit datant de
4000 ans.
Si les anciens Egyptiens, Romains, Grecs, Indiens et Chinois ont tous tenu
les épices en grande estime, comme thérapie et pour donner du goût aux
aliments, les épices aujourd'hui donnent naissance à une nouvelle
génération de cosmétiques : leur effet magique sur la peau et leur
capacité à enchanter l'esprit restent inchangés. L'idée d'un bronzage
plus rapide, plus intense et plus cuivré, a conduit la recherche de
certains laboratoires à privilégier des actifs originaires de l'Océan
Indien notamment, utilisés dans les rites ancestraux des femmes. C'est le
cas du safran d'Océanie ou Curcuma (vocation ultra-bronzante par ses
pouvoirs accélérateurs de mélanogénèse et ses propriétés
réparatrices grâce aux cucurminoïdes qu'il contient), de la vanille (restructurante,
régénérante, hydratante, nourrissante et adoucissante) et de la
cannelle (apaisante, adoucissante et fortifiante de la micro-circulation
sous-cutanée par sa puissante activité vitaminique P).
LES précautions
A PRENDRE LORS DE L'exposition
Rappelez-vous que la peau est endommagée dès la première minute
d'exposition;
que sans protection adéquate, la probabilité de voir apparaître des rides,
des tâches brunes, voire un cancer de la peau augmente; gardez à l'esprit que
le soleil abîme également les zones sensibles comme celle du contour des yeux.
Et puis ...
- Evitez l'exposition au soleil entre 11 et 16 heures.
- Renouvelez fréquemment l'application d'un photoprotecteur après le bain ou
le sport, au moins toutes les 2 heures.
- Utilisez des produits adaptés à chaque type de peau.
- Protégez les yeux du soleil.
- Se méfiez de la réverbération car, sous un chapeau ou un parasol, on risque
aussi un coup de soleil.
- Exposez-vous au soleil très progressivement.
- Evitez les expositions prolongées au soleil même avec une crème d'indice
élevé.
- Ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans.
- Protégez les enfants avec un chapeau, un tee-shirt et des lunettes de soleil
même sous un soleil voilé.
- Evitez l'emploi de substances photosensibilisantes (parfum).
- Vérifiez que les médicaments utilisés sont compatibles avec une exposition
solaire. En cas de doute, demandez conseil à un pharmacien.
Hydratation
OBLIGEE APRES EXPOSITION
Après chaque
exposition solaire, même bien protégée, il convient de réhydrater la
peau dont les cellules ont subi une perte en eau afin d'apaiser
l'épiderme sensibilisé par les rayons du soleil. Aujourd'hui, les
après-soleil associent des actifs hydratants très performants à
des actifs calmants et rafraîchissants. La peau retrouve luminosité,
douceur et souplesse, le bronzage dure ainsi plus longtemps.
Résultats : le soin après-soleil prévient le dessèchement, la
déshydratation et la desquamation. Il régénère et répare toutes les
agressions liées au rayonnement, tant au niveau épidermique et dermique.
Il convient à toute la famille. Après toute exposition, appliquez le
soin sur une peau propre, tant sur le visage que sur le corps. En cas
d'érythème et de brûlures légères, appliquez-le en couche épaisse
pour réaliser un pansement occlusif.
On pense souvent qu'en prenant une douche après une exposition au soleil,
la sensation de fraîcheur sur la peau est immédiate et qu'il n'ait pas
besoin d'appliquer un après-soleil. Faux ! Une simple douche n'a
jamais réparé les méfaits d'une exposition prolongée au soleil.
Rafraîchir ne suffit pas à réparer la peau sensibilisée. Penser qu'une
simple crème de jour apaisante suffit pour hydrater et adoucir la peau
est aussi faux ! Cette crème hydratera mais ne calmera ni la sensation de
chaleur, ni les irritations provoquées par le soleil. A retenir, enfin :
un soin après-soleil revitalise
la peau, renforce l'intensité du bronzage et empêche la peau de peler.
PROTEGEZ
les
cheveux
DU
SOLEIL ET DE L'EAU
Sous le soleil, tout
est plus beau ... sauf les cheveux ! Son effet sur eux est
dévastateur et si le réflexe protection de la peau est devenu
incontournable, celui de prendre soin de ses cheveux au soleil n'est pas
encore systématique. Résultat : les cheveux sont fragilisés et
desséchés, difficiles à démêler et à coiffer. Effet paille, éclat
de la couleur qui s'affadit ... pour échapper aux ciseaux du coiffeur ou
aux traitements d'urgence, le mieux est de profiter des vacances pour les
chouchouter avec des soins protecteurs et réparateurs.
En effet, les cheveux réclament une protection contre les méfaits
du soleil, de l'eau de mer ou de piscine, qui agressent la fibre
capillaire. Les mélanines (pigments donnant aux cheveux leur couleur
naturelle) se modifient lors de l'exposition aux rayons UV. Les cheveux
naturels éclaircissent. Si les reflets obtenus sont souvent jolis, on
déplore pourtant la perte d'éclat et de brillance. Sur les cheveux
colorés, la couleur perd de sont éclat et peut s'affadir. Un double
geste protecteur et réparateur est donc nécessaire pour préserver la
beauté et la couleur des cheveux exposés au soleil. Il s'agira le plus
souvent d'un spray protecteur (micro-film isolant évitant la formation de
paquets), d'un shampooing réparateur (délivre en douceur du sable, du
sel et des produits protecteurs) et d'une crème rénovatrice (compense
les effets desséchants, répare et nourrit, ressource les cheveux).
Ecoles
du soleil,
CHANGER
LES COMPORTEMENTS
77% des Français
déclarent avoir un comportement à risque au soleil. Face à ce chiffre
et pour faire changer les comportements, les Laboratoires Vichy, la
société Française de Photo-Dermatologie et la Fédération des
Syndicats Pharmaceutiques de France se sont associés pour mener chaque
année une grande action d'éducation : les Ecoles du Soleil (module
pédagogique dans 5000 classes de CM2, kits d'éducation auprès de 1200
dermatologues, 8 villes visitées par des centres d'éducation,
prévention active de 9000 pharmaciens).
Résultat : 78% des personnes interrogées déclarent avoir changé de
comportement suite à leur passage sur le centre d'éducation. Plus
précisément, il s'agit de convaincre les personnes et les jeunes enfants
à ne pas s'exposer entre 12 et 16 heures, à mettre des lunettes, un
chapeau et un tee-shirt, à appliquer une protection solaire toutes les 2
heures.
Programme
Icare,
LA
PRUDENCE EST REINE
De leur côté, les
Laboratoires dermatologiques Avène lancent une opération baptisée ICARE
qui prend place dans 5000 officines partenaires, au travers d'un
questionnaire diffusé à toute personne venant prendre conseil à
la suite d'un coup de soleil. Au delà de l'aspect pédagogique et
préventif, cette initiative permet de mieux connaître le comportement de
ces personnes qui utilisent mal le soleil et d'en déduire les lacunes de
l'information. Ce programme est mis en place par l'Institut de Recherche
sur la Peau de l'Hôpital Saint-Louis à Paris. Riche d'enseignements,
ICARE permettra de réaliser une cartographie des régions les plus
concernées ou des profils-types de personnes à risques.
QUESTIONS
ouvertes
Aujourd’hui
encore pendant la période des vacances, 20 % des femmes et 41 % des hommes ne
se protègent pas des rayons du soleil (source
Health and Beauty 2003). Spécialiste
de la protection solaire anti-vieillissement, la marque Solar Expertise
de L'Oréal Paris a choisi de s’impliquer dans cette mission de prévention en
informant sur place les vacanciers. Pendant le mois de juillet et le mois d’août
2005, 3 jeunes gens munis des produits Solar Expertise d’indice de protection
entre IP 15 et IP 60 sillonneront 25 stations balnéaires du Sud de la France (Côte
d’Azur, Golfe du Lion et Côte basque) 6 jours par semaine, de 10h00 à 13h00
et de 14h00 à 18h00, pour éduquer
les vacanciers à se protéger du soleil, leur proposer l’application gratuite
des produits de protection Solar Expertise, leur offrir une carte postale pédagogique
afin de leur laisser les conseils élémentaires de précaution.
Pourquoi
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