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LA MINCEUR SOUS TOUTES SES FORMES
 

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SOMMAIRE  
Colonne de gauche
   Alerte pour les Français
   La cellulite et ses mécanismes de formation
   La cosmétique cellulaire (Lierac 2007) :
l'hypoderme, 
  
la lipogenèse, la lipolyse, les cellules souches, 
  
formation d'un adipocyte,
variations hormonales, 
  
influence de l'âge, une voie thérapeutique d'avenir, 
   h
ygiène de vie
   Avis d'experts (Garnier) sur la cellulite et la rétention d'eau
   Excès de sucres (Daniel Jouvance)
   Le tissu cellulitique abdominal (Elancyl)
   Le point d'ancrage des capitons (Vichy)
   Eliminer la cellulite (Orlane)
Colonne de droite
   Sondage Ifop/Gerlinéa 2007 "les femmes et la minceur"
   Physiopathologie des vergetures
   Mincir selon nos biorythmes
   La minceur en capsules
   Compléments minceur, efficacité testée
   Drainer pour gagner en légèreté 
   Les brûleurs de graisses pour minceur TGV
   Les ingrédients minceur dans le vent
   Café, thé, tisanes sans modération
   Les hommes y viennent progressivement
   La lutte contre l'obésité des enfants 
   Attention aux régimes miracles
   Le passeport alimentaire idéal
Pensez à imprimer (mode paysage) ...

   ALERTE POUR LES français

L'équilibre alimentaire et l'innovation minceur sont une préoccupation pour tous. Car il faut faire face à un constat de plus en plus alarmant : les Français sont de plus en plus gros. 5,3 millions de personnes sont obèses (11,3% de la population) et 14,4 millions de personnes sont en surpoids. A noter qu'en l'espace de 3 ans (2000-2003), ils ont pris en moyenne 1,7 kg et 2,6 cm de tour de taille. La France pourrait atteindre le niveau américain en 2020, avec 1/4 de sa population constituée d'obèses. Chez les enfants, la situation est encore plus dramatique : 16% des enfants en âge scolaire (5-12 ans) sont en surpoids ou sont obèses (contre 3% en 1965). Ce constat s'accompagne d'un paradoxe frappant : 72% des Français pensent avoir une alimentation équilibrée (baromètre Santé Nutrition du CFES), bien qu'1 Français sur 3 aimerait perdre du poids. L'étude SUVIMAX a montré que les apports énergétiques baissaient tant pour les hommes (de 2307 à 2196 Kcalories) que pour les femmes (1684 à 1570 Kcalories) ... et pourtant, nous grossissons : nous mangeons certes de moins en moins mais nous mangeons mal.

L'obésité est par ailleurs devenue une priorité de Santé publique. Le Sénat a adopté, le 19 janvier 2004, des mesures de lutte contre l'obésité. Ainsi, les publicités sur les produits alimentaires sont assorties d'un message sanitaire, lorsqu'elles sont diffusées pendant les programmes destinés à la jeunesse. Il est prévu que ce message rappelle les principes d'éducation diététique (diversité, modération). Une seconde réglementation votée par le Sénat prévoit que les emballages de produits alimentaires d'origine naturelle affichent le nombre de calories, le contenu en graisses saturées et non saturées, ainsi que la teneur en sodium de chaque ration alimentaire. D'autres mesures sont préconisées par l'Académie Nationale de Médecine et l'Académie Nationale de Pharmacie. Presse écrite, émissions de télévision et de radios consacrent quant à eux, dès le mois de mars, leurs Une à l'incontournable dossier Minceur, qui génère les meilleures diffusions et les plus fortes audiences. 

L'allégé envahit quant à lui tous les rayons des GMS : les ultra-frais allégés ont en effet vu leurs ventes augmenter de 13%. Les marques ancrées sur l'allégé étendent leur offre chaque jour, tandis que les sirops de fruits et les sucettes s'y mettent aussi.

L'esprit minceur 2005, c'est avant tout se sentir en forme, être svelte et tonique, apprendre à cuisiner minceur et à respecter son équilibre alimentaire, et surtout, à préserver le goût et le plaisir.

   LA CELLULITE ET SES MECANISMES DE formation

Phénomène typiquement féminin, la cellulite est sous dépendance hormonale, ce qui explique que certaines périodes de la vie d'une femme soient plus propices à sa survenue : puberté, grossesse, ménopause ou syndrome pré-menstruel.

90% des femmes âgées de 30 à 54 ans, aussi minces soient-elles, sont confrontées à la cellulite qui est récalcitrante et particulièrement difficile à réduire.

Cependant, les hormones n'expliquent pas tout et de nombreux facteurs entrent en ligne de compte comme l'hérédité, une mauvaise circulation sanguine, une alimentation déséquilibrée, la sédentarité ou le stress. Toujours localisée aux mêmes endroits chez la femme (hanches, fesses, cuisses, genoux), elle est difficile à déloger, rebelle aux régimes et se caractérise par un aspect capitonné de la peau et une douleur au pincement.

Tenace car incrustée, la cellulite est inesthétique et psychologiquement difficile à accepter car elle ne disparaît pas spontanément. Il existe néanmoins des moyens d'agir efficacement. Cela passe par une prise en charge globale associant une bonne hygiène de vie (activité sportive régulière, meilleure gestion du stress) à l'aide précieuse d'un soin amincissant en application locale ou en complément nutritionnel.

Une des caractéristiques de la cellulite est l'hypertrophie du tissu adipeux. Celui-ci est constitué d'un amas de cellules appelées adipocytes, spécialisés dans le stockage (lipogenèse) et le déstockage (lipolyse) des graisses. Ce mécanisme a un rôle très important dans la régulation énergétique de l'organisme et dans le maintien de la température corporelle.

Organisés en amas ou lobules graisseux, séparés par des travées de tissu conjonctif, les adipocytes sont irrigués par des vaisseaux sanguins qui leur apportent les nutriments nécessaires à leur bon fonctionnement. Lorsqu'un déséquilibre intervient entre la lipogenèse qui s'accélère et la lipolyse qui se ralentit, la cellulite apparaît : les adipocytes, véritables réservoirs d'énergie, stockent les graisses de façon importante et deviennent hypertrophiés. Ils peuvent ainsi multiplier leur taille par 100. 

La cellulite s'accompagne en même temps d'une atteinte du tissu conjonctif environnant qui se rigidifie (phénomène de glycation), ce qui se traduit en surface par une déformation de la peau qui prend un aspect matelassé, capitonné que l'on appelle peau d'orange. 

Ces précédentes modifications ont pour conséquence un ralentissement de la circulation sanguine avec pour résultat un état de stase. On constate alors une rétention d'eau et une mauvaise élimination des graisses et des toxines qui se retrouvent prisonnières dans des compartiments fibreux étanches où les échanges se font difficilement. 


   LA cosmétique cellulaire
par les Laboratoires Lierac - 2007

La cellulite, caractère sexuel secondaire propre au sexe féminin, touche 90% des femmes après la puberté. Elle n'est pas liée à l'obésité puisqu'elle est aussi présente chez la femme mince. Principalement visible au niveau des cuisses, des fesses et de l'abdomen, la cellulite est le résultat d'un stockage de graisse au niveau de l'hypoderme, accompagné d'une rétention d'eau et d'un vieillissement du tissu conjonctif. Le dérèglement des fibres de collagène, qui forment alors des capsules rigides sur les adipocytes, donne à la peau le fameux aspect "peau d'orange" ou "capitonné". 

   L'hypoderme

Couche la plus profonde de la peau, l'hypoderme est un véritable pare-chocs qui assure la protection mécanique et thermique des organes, des muscles et des os. Mais son rôle principal est de fournir le combustible nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme en stockant les graisses et en les transformant en énergie en fonction des besoins. Ces régulations énergétiques sont réalisées au sein de la principale cellule de l'hypoderme : les adipocytes. Ces cellules sont de véritables mini usines qui fabriquent (lipogenèse) et déstockent (lipolyse) les graisses (triglycérides). C'est ici que se manifeste la cellulite.


   LA lipogenèse

Cette production de graisses utilise le glucose et l'acide gras en provenance de la circulation sanguine. Ces substances pénètrent dans l'adipocyte via un système récepteurs / transporteurs spécifique. Les variations de concentration de glucose ou d'acides gras dans l'adipocyte ont des répercussions directes sur la quantité de graisse produite et stockée. Ce système fait intervenir de nombreuses enzymes et en particulier la lipoprotéine lipase qui est indispensable pour fabriquer de nouvelles graisses. En stockant ces graisses, l'organisme fait des réserves d'énergie et entraîne une augmentation de la taille des adipocytes. Extrêmement extensibles, les adipocytes peuvent atteindre 60 à 100 fois leur taille initiale, ce qui entraîne :
- un aspect matelassé de la peau, ce sont les capitons ou la peau d'orange,
- la compression du système retour de la circulation sanguine et lymphatique responsable d'une rétention d'eau.

   LA lipolyse

Cette lyse des graisses participe au déstockage et libère des acides gras et du glycérol. Les premiers sont rapidement captés par la circulation générale et vont servir à fournir de l'énergie aux muscles. Le glycérol est évacué par l'intermédiaire de canaux nommés aquaglycéroporines avant d'être définitivement éliminé par l'organisme. Une élimination rapide du glycérol permet de :
- limiter son action pro-lipogenèse (en trop grande quantité, le glycérol semblerait faciliter la fabrication de nouvelles graisses),
- favoriser la vidange de l'adipocyte pour réduire son volume et décompresser les vaisseaux sanguins et lymphatiques.

   LES CELLULES souches

La quasi-totalité des 100 000 milliards de cellules qui constituent le corps humain ne se divise plus. Cependant, afin de maintenir constant notre nombre de cellules (remplacement des cellules disparaissant par vieillissement ou par lésion), plus de 20 millions de cellules se divisent chaque seconde ! Le seul maintien du nombre constant de globules rouges implique près de 2 millions de divisions cellulaires à la seconde. Ces cellules qui conservent la capacité de se diviser presque indéfiniment sont les cellules souches. 

Une cellule souche est une cellule qui reste donc capable de se diviser tout au long de la vie, assurant par la même le renouvellement des cellules d'un individu. La division d'une cellule souche produit :
- une nouvelle cellule souche (cellule de réserve) afin de maintenir le stock de cellules souches constant,
- une cellule s'engageant dans un processus de différenciation qui la conduira à remplir une fonction précise (globule rouge, cellule musculaire, adipocyte, ...)

Tous les êtres vivants pluricellulaires (dont l'homme) possèdent des cellules souches. Elles sont à l'origine de tous les tissus et en assurent le renouvellement.

Chez l'adulte, les cellules souches sont dites "multipotentes", c'est à dire qu'elles sont capables de donner naissance à plusieurs types de cellules différenciées. Par exemple, les cellules souches hématopoïétiques présentes dans la moelle osseuse produisent les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Les cellules souches neurales donnent naissance à certaines cellules du système nerveux. Les cellules souches mésenchymateuses sont à l'origine des cellules musculaires, des cellules du cartilage mais aussi des fibroblastes ou encore des adipocytes. Ces cellules vont assurer le maintien et le renouvellement des tissus auxquels elles appartiennent. Ainsi, fibroblastes et adipocytes ont la même origine cellulaire : une cellule souche multipotente de type mésenchymateux. Les cellules souches mésenchymateuses présentent la particularité d'avoir une forme cellulaire (ou morphotype) très proche de celle des fibroblastes. On leur attribue pour cette raison le qualificatif de "cellule de type fibroblaste ou fibroblastique".

   FORMATION D'UN adipocyte EN 3 ETAPES CLES 

Etape 1 : la phase de détermination
Sous l'influence de facteurs divers (tels les hormones), la cellule mésenchymateuse s'oriente vers une lignée de cellules bien précise. L'adipoblaste est ainsi pré-déterminé à donner naissance à un adipocyte.
Etape 2 : la phase de croissance
Il s'en suit une phase de croissance exponentielle de la cellule. Cette phase de croissance stoppe subitement puis la cellule s'engage dans la phase de différenciation adipocytaire. A ce stade, l'adipoblaste porte le nom de pré-adipocyte.
Etape 3 : la phase de différenciation adipocytaire
C'est l'étape finale, le pré-adipocyte va subir plusieurs transformations. Tout d'abord, la cellule change de forme et s'arrondit. Ensuite, elle acquiert la capacité de synthétiser et de stocker des graisses. A la fin de cette phase, le pré-adipocyte est devenu adipocyte.

Ces adipocytes ainsi formés ont pour rôle de fabriquer et de stocker des graisses. Cependant, il a été observé à plusieurs reprises que ces cellules pouvaient revenir à leur état initial de cellule souche mésenchymateuse, notamment lors :
- d'un jeûne prolongé,
- de lipofilling (technique de chirurgie esthétique consistant à prélever des cellules graisseuses sur le patient et à les réinjecter dans les zones du visage à revolumiser) où certaines des cellules graisseuses redeviennent des cellules souches fibroblastiques et secrètent du collagène améliorant l'éclat et la vitalité de la peau.

Ces observations démontrent que les adipocytes conservent la faculté de reprogrammer leurs fonctionnalités et leur capacité à secréter des protéines de type collagène.

   ADIPOCYTES ET cellulite

Le gain de volume des adipocytes
Les adipocytes stockent des graisses (lipogenèse) et les déstockent pour fournir de l'énergie à l'organisme (lipolyse). Il suffit que l'équilibre entre ces deux processus soit rompu pour que les adipocytes stockent plus de graisses qu'ils n'en libèrent. Le volume des adipocytes augmente et entraîne l'apparition de la cellulite.

La faculté de multiplication des adipocytes
Le nombre d'adipocytes augmente tout au long de la vie. Au-delà des adipocytes, le tissu adipeux en constante évolution possède la faculté de croître grâce au phénomène de multiplication cellulaire. Cette prolifération s'opère par différenciation adipocytaire : les pré-adipocytes se différencient alors en adipocytes capables à leur tour d'emmagasiner de nouvelles graisses.

L'importance du stock d'adipocytes
Il résulte de la prolifération adipocytaire une augmentation du stock des adipocytes. Les adipocytes sont des cellules très résistantes et très peu d'entre elles arrivent à la sénescence cellulaire (mort cellulaire). 

Par conséquent, le stock adipocytaire augmente avec l'âge. Plus ce stock est important, plus la capacité de la cellulite à s'aggraver est importante.

   LES VARIATIONS hormonales

Les hormones tiennent une grande place dans la vie d'une femme et leur influence ne se limite pas à la période qui va de la puberté à la ménopause. Elles jouent un rôle très important sur l'équilibre de la silhouette et sur la qualité de la peau.

Une interdépendance permanente
Si on exclut leur implication générale sur la santé, les hormones jouent un rôle très important sur la silhouette et la qualité de la peau, ce qui explique que les variations hormonales (grossesse, puberté, contraceptifs, maladies endocriniennes, prise de cortisone, ...) soient responsables de l'apparition de phénomènes comme la cellulite et les vergetures.

Hormones et cellulite
Les fluctuations hormonales, et en particulier les estrogènes, sont capables de :
- multiplier considérablement le nombre d'adipocytes par activation de la transformation des pré-adipocytes en adipocytes : la capacité de stockage des graisses dans le tissu adipeux augmente,
- de stimuler la lipoprotéine lipase, enzyme indispensable à la fabrication et au stockage des graisses : la capacité de fabrication des graisses augmente. 
Ces 2 actions combinées favorisent l'apparition et l'installation de la cellulite.

Hormones et vergetures
Les vergetures sont des stries étroites qui apparaissent au niveau de l'abdomen, des fesses et des cuisses, des seins et des hanches. Elles sont de longueur, largeur et profondeur variables. Si leur couleur rouge-violacée évolue vers le blanc nacré-ivoire, les vergetures ne régressent jamais spontanément. Les fluctuations hormonales, et en particulier les estrogènes, observées lors de la puberté et de la grossesse, sont capables de favoriser le dérèglement de la biosynthèse et de l'incorporation des macromolécules du derme par le fibroblaste, ce qui se manifeste par l'apparition de vergetures. 

   INFLUENCE DE L'âge

Avec l'âge, 2 paramètres sont impliqués dans les modifications de l'équilibre de la silhouette : le stock d'adipocytes constitué tout au long de la vie et la qualité de la peau.

Avec l'âge, le stock d'adipocytes devient de plus en plus important. Ce nombre d'adipocytes permet d'augmenter les capacités de production et de stockage de nouvelles graisses et donc d'aggraver une cellulite déjà présente : on parle d'une cellulite "aggravée" ou "incrustée".

Le stock important d'adipocytes a par ailleurs tendance à venir déformer les cloisons du tissu conjonctif situées à proximité. Le tissu conjonctif séparant les lobes graisseux s'épaissit, se durcit et se rétracte, tirant sur les points d'ancrage cutanés. Il en résulte un aspect capitonné de la peau, accompagné de perturbations du métabolisme tissulaire et des échanges circulatoires. Il s'agit, en fait, le plus souvent d'un vieillissement localisé et prématuré de la peau.

Ce vieillissement tissulaire cutané et sous-cutané prématuré s'accompagne du vieillissement cutané intrinsèque responsable d'une perte d'épaisseur, de souplesse et d'élasticité du tissu conjonctif, ce qui amplifie l'apparition de la cellulite et son apparence. Ces 2 paramètres se matérialisent par une perte de fermeté visible qui peut accentuer l'apparence de la cellulite.

Ainsi, jusqu'à 50 ans, les hormones féminines favorisent le stockage des graisses sur les hanches et les cuisses. Leur fléchissement accroît, passé 50 ans, l'activité des adipocytes abdominaux, d'où un empâtement programmé de la taille et du ventre.

   UNE voie thérapeutique PLEINE D'AVENIR 

Les cellules souches sont devenues un véritable axe prioritaire de la recherche médicale et les dernières découvertes des mécanismes cellulaires, et tout particulièrement ceux intervenant dans les procédés de détermination et de différentiation de ces cellules, sont en train de créer un nouveau genre de thérapie : la thérapie cellulaire. 

Actuellement, la science travaille sur cette thérapie cellulaire avec une multitude d'études réalisées à travers le monde. En cardiologie, l'injection des cellules souches musculaires adultes dans un infarctus du myocarde a permis d'obtenir de nouvelles cellules cardiaques fonctionnelles et contractiles. La thérapie cellulaire a aussi une action potentielle dans certaines affections cérébrales caractérisées par une perte en neurones comme la maladie de Parkinson. Des essais sont également en cours dans d'autres types de dégénérescence cellulaire comme celle de la rétine, du foie, ...

Tous les organes pourront profiter de cette thérapie et, après les résultats satisfaisants obtenus sur les cellules et greffes de peau sur les grands brûlés, d'autres études pleines d'avenir sont actuellement réalisées sur la peau et ses annexes. 

Les nouveaux soins minceur ouvrent ainsi l'ère de la "cosmétique cellulaire" en réunissant l'exploit de favoriser la reprogrammation de cellules graisseuses en cellules de type fibroblastique pour perdre en cellulite ce que l'on gagne en fermeté.


   Hygiène DE VIE 

- Adoptez une alimentation diversifiée, riche en protéines, légumes verts et fibres végétales qui facilitent la digestion, une alimentation pauvre en lipides et en sucres.
- Buvez beaucoup d'eau (en évitant les eaux trop riches en sodium), des tisanes et des bouillons de légumes.
- Faites du sport en privilégiant les activités qui sollicitent le corps tout entier (natation, cyclisme, rollers, course à pied, marche sportive). 
- Les bons réflexes au quotidien : zappez les ascenseurs, laissez la voiture au garage et évitez les atmosphères surchauffées. 
- Faites-vous du bien : appliquez en massage une crème ou un gel riches en actifs drainants et déstockants (calcium, caféine, extrait d'orange amère, de lierre, marron d'Inde, ginkgo Biloba, extrait de soja) pour favoriser le drainage et l'élimination des toxines. 




   AVIS D'experts
La cellulite par les Laboratoires Garnier - 2006

Dr Martine Baspeyras - Bordeaux
Depuis peu, une nouvelle cause de cellulite a été identifiée chez la femme : il s'agit d'une cellulite de type anatomique. On observe que les adipocytes sont organisés de manière verticale chez la femme et oblique chez l'homme. On constate également une plus grande fragilité du tissu fibreux, parfois discontinu, qui sépare le derme et l'hypoderme où sont situés les adipocytes. Quand les adipocytes grossissent, ils soulèvent cette jonction hypodermique et forment de petites boules graisseuses : c'est une des causes de la peau d'orange. Pour combattre la cellulite, le massage quotidien joue un rôle essentiel.

Dr Jocelyne Raison - Paris
La cellule, à la base indifférenciée, va progressivement se différencier en pré-adipocyte puis en adipocyte contenant des graisses sous forme de triglycérides. A l'âge adulte, cette capacité à fabriquer de nouveaux adipocytes persiste et peut se trouver débordée : les adipocytes ou cellules graisseuses augmentent en volume et en nombre. Le stockage a lieu en surface, c'est pourquoi le traitement est souvent local avec un soin cosmétique adapté. Les adipocytes fournissent par ailleurs de l'énergie en fonction des besoins de l'organisme. Les cellules de stockage peuvent augmenter en volume jusqu'à 27 fois leur taille lorsqu'elles sont saturées de triglycérides. Elles compriment alors la circulation sanguine et les vaisseaux lymphatiques réduisant la circulation des fluides. Les découvertes récentes montrent que le rôle de l'adipocyte s'étend bien au-delà des fonctions de stockage ou de dégradation de l'énergie. On sait que l'adipocyte est capable de secréter des substances ayant des actions locales ou générales comme les hormones (adipokines). Il est donc possible de dire que la cellulite résulte de 3 principaux facteurs : un trouble de l'adipocyte, de la fibrose du tissu de soutien et d'une rétention d'eau.

Cellulite, rétention d'eau et hygiène de vie
La rétention d'eau est un problème complexe. Il tient à la circulation sanguine, à l'alimentation, mais aussi à des facteurs hormonaux ou génétiques. Autres causes possibles : des séjours prolongés en station debout, des professions où l'on piétine toute la journée ou une source de chaleur locale. En somme, tout ce qui dilate les vaisseaux. Chaque jour, plusieurs litres d'eau circulent à travers l'organisme. Un déséquilibre hormonal ou une mauvaise circulation sanguine ou lymphatique peuvent générer de la rétention d'eau dans les tissus. 

Un massage drainant avec un soin anti-cellulite peut aider à améliorer la micro-circulation cutanée. Et pour aider à améliorer l'état de la peau, un produit raffermissant et tonifiant. 

Les sports d'endurance, comme la natation ou la course à pied par séquence de 40 minutes plusieurs fois par semaine, sont recommandés pour brûler le gras et tonifier les muscles tout en renforçant la circulation. L'activité physique douce avec étirement est aussi recommandée pour favoriser le retour veineux vers le coeur : gymnastique, stretching, marche régulière au moins 30 minutes par jour.

De plus, toute personne sujette à la rétention d'eau doit être vigilante quant à la qualité de son alimentation. On évitera les aliments trop salés et on privilégiera les aliments riches en vitamines E (matières grasses végétales, fruits secs), PP et anti-oxydantes. Choisir aussi des aliments riches en protéines et peu gras (laitages allégés, oeufs, poissons, viandes peu grasses). Il est important de boire mais en petites quantités tout au long de la journée.

Enfin, pour dégonfler, il convient de redécouvrir les tisanes : queues de cerises, vigne rouge ou thé vert aux propriétés drainantes. Le soir, mettre les jambes en l'air (chevilles plus hautes que les hanches) pour favoriser un drainage doux. Autre astuce : finir la douche par un jet plus frais afin d'activer la circulation. 

Pour des fesses en béton
S'asseoir à même le sol, les jambes allongées devant soi, bien tendues. Avancer une jambe puis l'autre en s'aidant des épaules. Ce mouvement permet d'effectuer un massage des fesses et de la face postérieure des cuisses. Autre solution : dans la même position, le buste bien perpendiculaire, les jambes à 45 degrés, basculer alternativement d'une fesse sur l'autre. Répéter 20 fois chaque mouvement pour obtenir des fesses en béton.

 



   EXCES DE sucres
par les Laboratoires Daniel Jouvance - 2006

Dr Frédéric Ballner - DG
Comme le surplus de graisses, l'excès de sucre est aussi en grande partie responsable de la formation de la peau d'orange. La synthèse des triglycérides ou graisses de réserve dans l'adipocyte est le produit d'une réaction chimique entre les acides gras et le glycérol 3-P. Les acides gras libres impliqués ont deux origines : les graisses de notre alimentation; la transformation par de nombreuses enzymes de surplus de glucose, non utilisé en tant qu'énergie par notre organisme. Le glycérol 3-P provient lui aussi de la transformation enzymatique du glucose dans l'adipocyte. De plus, l'ingestion de sucre dépassant un certain taux de glucose dans le sang, entraîne en réaction une sécrétion d'insuline. L'insuline est une hormone naturelle qui permet de stocker les graisses. Elle stimule la conversion hépatique du glucose en glycogène et en acides gras, favorisant ainsi la synthèse des lipides et leur mise en réserve dans les adipocytes.

Les soins minceur rencontrés classiquement sur le marché sont de 2 types, correspondant à 2 modes d'actions différents : certains proposent d'agir sur la lipolyse en favorisant la dégradation et l'élimination des graisses; d'autres contribuent à inhiber la lipogénèse en limitant les réactions de stockage des graisses. L'innovation serait de concentrer son action sur la voie sucrée du stockage des graisses

 



   LE TISSU CELLULITIQUE abdominal
par les Laboratoires Elancyl - 2006

Le tissu abdominal se distingue
du reste de l'organisme par quelques particularités :
du reste de l'organisme par quelques particularités :
- Soumis à de fréquentes distensions, il perd plus rapidement de sa fermeté. Grossesse, ballonnements, variations brutales de poids sollicitent en permanence les fibres élastiques. Au fil du temps, celles-ci perdent de leur efficacité et les tissus deviennent de moins en moins fermes.
- Richement vascularisé, le tissu abdominal est soumis à un risque plus important d'engorgement et de glycation : le flux sanguin particulièrement développé dans cette zone du corps entraîne un apport plus important en sucres, acides gras, eau et toxines, favorisant le stockage dans les cellules graisseuses. 
- Les sucres en excès vont aussi se fixer sur les fibres de collagène environnantes entraînant la glycation de celles-ci. Une fois glyquées, les fibres de collagène perdent leur souplesse et n'assurent plus aussi efficacement leur rôle de soutien, accentuant encore un peu plus la perte de fermeté évoquée. 
- L'eau et les toxines en excès vont stagner dans cette zone du fait de la perte de souplesse de cette région du corps (rigidification des tissus) et de la diminution de la mobilisation des tissus, souvent par manque d'exercice.
En résumé, au stockage graisseux favorisé par une circulation sanguine plus développée s'ajoutent, pour cette région du corps, une perte de fermeté et un engorgement des tissus contre lesquels il faut lutter par un choix judicieux de principes actifs qui doivent agir au meilleur moment de la journée.

 



   LE POINT D'ANCRAGE DES capitons
par les Laboratoires Vichy - 2006

Le corps des femmes a tendance à constituer spontanément des réserves de graisse sur des zones privilégiées : cuisses, fesses et hanches. Les amas de cellules graisseuses sont séparés par les travées conjonctives, des attaches fibreuses ancrées à la peau. Lors du stockage des graisses, les cellules graisseuses enflent, créant un mouvement de pression vers le haut. En même temps, les attaches fibreuses se rigidifient et créent une pression inverse vers le bas. Cette alternance de déformations en bosses et en creux donne à la peau son aspect capitonné. 

La subcision, technique chirurgicale apparue au milieu des années 90 dans le traitement curatif des cicatrices d'acné ou des rides profondes, a inspiré les Laboratoires Vichy dans l'élaboration de nouveaux produits anti-capitons. Dans ce type de cicatrice en creux, le processus cicatriciel génère une forme de bride qui aspire la surface cutanée et forme une dépression visible. La solution chirurgicale choisie pour ce type de cicatrice est d'utiliser la portion tranchante de fines aiguilles pour se glisser sous la cicatrice et couper la bride responsable de la dépression. Le résultat de lissage est immédiat.

C'est en 2000 que le Docteur Doris Hexsel, dermatologue brésilienne spécialisée dans le traitement de la cellulite, devient pionnière en transposant cette pratique incisive pour lisser les amas graisseux incrustés localement. En tranchant au moyen d'un scalpel microscopique les travées conjonctives responsables de l'aspect capitonné, la surface libérée de ses brides peut remonter et la peau reprend un aspect plus lisse.

C'est un procédé simple qui, bien que permettant de traiter les stades avancés de la cellulite, ne nécessite pas de structure chirurgicale lourde. Il se pratique en cabinet médical et ne nécessite souvent qu'une seule séance pour résoudre le problème. Autre bénéfice de la technique : en libérant les adipocytes de leur prison de collagène, ceux-ci deviennent plus disponibles pour le métabolisme.

Et c''est ainsi qu'est née la technologie cosmétique dermo-décrispante pour réduire l'aspect de la peau d'orange.

 



   ELIMINER la cellulite
par les Laboratoires Orlane - 2006

Pour perdre de la cellulite, il faut
:
- adopter un régime alimentaire équilibré pour diminuer ses apports caloriques et vider les adipocytes des graisses,
- pratiquer un exercice physique pour augmenter ses dépenses énergétiques et puiser dans les adipocytes,
- appliquer un soin cosmétique pour amplifier l'amincissement en améliorant la peau et le tissu cutané.

Le processus naturel d'amincissement se fait alors en 3 étapes
:
- Une phase de perte de poids rapide qui correspond à une perte d'eau et de liquide, pendant laquelle il est important de favoriser le désengorgement, de drainer l'eau, les graisses et les toxines, tout en stimulant la lipolyse. Pendant cette 1ère phase, le corps commence déjà à déstocker des lipides mais le résultat est surtout dû au drainage.
- Une phase de perte de poids plus lente qui correspond à l'élimination des graisses de réserve et pendant laquelle, tout en maintenant le drainage, il faut agir sur les graisses en activant leur dégradation (lipolyse) et leur élimination.
- Une phase de stabilisation qui permet de préserver le poids d'équilibre, résultat d'un équilibre entre le stockage des graisses et les dépenses énergétiques. Cet équilibre installé, la peau doit être rééduquée et ses fibres de collagène et d'élastine restaurées, défibrosée, afin d'éviter que la cellulite ne se réinstalle facilement.


Sondage Ifop - Gerlinéa 2007


A l’occasion du lancement des Nutri-Soins Minceur de Gerlinéa en GMS, la marque révèle les résultats de l’étude Gerlinéa/Ifop « Les femmes et la minceur ». La tendance a changé, les contours de la minceur ont évolué. A chacune sa minceur, à chacune son plaisir, à chacune son bien-être ...

   DES FEMMES PARTAGEES SUR LA
minceur

Se sentir mieux physiquement et moralement pour les unes, une pression sociale pour les autres. L’opinion féminine apparaît fortement divisée sur les motivations qui poussent les femmes à vouloir mincir, même si une majorité se dégage pour considérer qu’elles obéissent en général à des motivations qui leur sont propres et à un désir personnel de bien-être physique et moral. 53% des femmes interrogées considèrent que, d’une manière générale, les femmes qui cherchent à mincir le font plutôt par choix personnel, pour se sentir mieux, alors que 46% estiment qu’elles se sentent obligées de le faire, par rapport au regard des autres et de la société. Une idée de la minceur différente selon les âges. Un fort clivage générationnel sépare les perceptions des femmes les plus jeunes de leurs aînées. 57% des moins de 35 ans privilégient nettement l’idée que la recherche de la minceur relève de pressions sociales alors que les femmes de 35 ans et plus l’attribuent à un choix personnel (57%, ce taux grimpant à 66% parmi les femmes de 65 ans et plus).

    Alimentation, SPORT ET REGIME

Des méthodes traditionnelles
Interrogées sur leurs habitudes personnelles pour garder la ligne, les femmes semblent recourir en premier lieu aux méthodes les plus traditionnelles. 77% d’entre elles disent surveiller leur alimentation et 59% faire du sport. Le régime apparaît comme une pratique assez fréquente puisque 32% des femmes interrogées déclarent en faire parfois. L’âge constitue ici aussi un critère discriminant. Les plus jeunes sont sensiblement plus nombreuses que les plus âgées à faire du sport (71% chez les 15-34 ans contre 54% pour les 35 ans et plus) et le régime est une pratique qui apparaît rare aux deux extrêmes du spectre : seules 24% des 15-24 ans et 25% des 65 ans et plus déclarent en faire parfois.

Des « petits plus » minceur
16% des femmes interrogées ont recours aux cures de compléments alimentaires (draineurs, comprimés pour mincir ou tisanes), 12% font parfois des soins en institut et 8% consomment des substituts de repas (barres, coupelles, milk-shakes, qui remplacent un repas). Ces « aides minceur » s’avèrent des moyens plus fréquemment utilisés par les femmes âgées de 50 à 64 ans. On peut avancer l’hypothèse que la période post-ménopause et les prises de poids qu’elle entraîne incitent certainement les femmes à élargir l’arsenal de la lutte contre l’excès de poids. Les femmes qui font parfois des régimes ont davantage recours à ces méthodes pour les aider à garder la ligne. Par exemple, 35% d’entre elles font parfois des cures de compléments alimentaires (contre 7% seulement des femmes ne faisant pas de régimes) et 21% consomment des substituts de repas (contre 2%).

    DES MOTIVATIONS individuelles PLUS QUE SOCIALES

Mincir pour se sentir mieux
Les principales motivations du régime, telles qu’elles sont avancées par les femmes, relèvent très majoritairement de la volonté personnelle de bien-être et n’obéissent pas à un objectif social. Si les femmes cherchent à mincir, c’est avant tout pour vivre mieux dans leur corps et dans leur tête et moins pour plaire aux autres. 55% de celles se livrant parfois à des régimes le font pour se sentir mieux physiquement et un tiers (32%) déclare le faire pour se plaire à elles-mêmes. De façon plus marginale : 6% évoquent la volonté de se préparer avant la plage ou de perdre les kilos en trop après les fêtes, 5% mentionnent la volonté de plaire à leurs proches et 2% citent un événement particulier (anniversaire, mariage).

Une taille en dessous, une victoire sur soi-même
S’agissant des satisfactions à l’issue d’un régime, on retrouve la suprématie des raisons personnelles de bien-être physique sur le regard des autres. Pour 48% des femmes interrogées, ce qui fait le plus plaisir après un régime, c’est de pouvoir porter des vêtements « une ou plusieurs tailles en dessous » et pour 43% d’avoir remporté une victoire sur elles-mêmes. 9% seulement citent le fait de recevoir des compliments de leur entourage. Toutefois, cette source de satisfaction compte plus chez les jeunes femmes (27% des 15-24 ans).

    CONTROLE DES excès ET plaisir PRESERVE

Concernant la manière la plus efficace de perdre ou de maintenir son poids, 47 % des femmes interrogées citent en premier lieu la capacité à contrôler et compenser les excès. 39% évoquent le fait de savoir préserver un peu de plaisir et d’éviter les frustrations. Seules 13% mentionnent l’aptitude à résister à toutes les tentations et à faire des sacrifices. C’est donc le régime en douceur qui est privilégié, plus axé sur une surveillance régulière de son alimentation -sans se priver totalement des plaisirs de la table- que sur des coupes brutales et des restrictions faites à ses envies. Cependant, 21% des femmes de 50 à 64 ans et 18% de celles qui font parfois des régimes considèrent qu’il est quand même nécessaire de savoir résister à toutes les tentations et de faire des sacrifices.

Etude Gerlinéa/Ifop réalisée en janvier 2007 auprès de 834 femmes, extrait d’un échantillon de 2015 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

 


  
PHYSIOPATHOLOGIE DES vergetures


Les vergetures se présentent sous forme de stries linéaires déprimées et bien délimitées, recouvertes d'un épiderme plissé. Ce sont des cicatrices atrophiques définitives débutant par un stade inflammatoire qui peut se prolonger plusieurs mois. Elles évoluent du rose-rouge (vergetures récentes et évolutives) au blanc nacré (vergetures anciennes). 

Les vergetures résultent principalement d'une atteinte des fibroblastes qui, sous l'influence de différents facteurs : surproduction de cortisol, stress mécanique, synthétisent une quantité moindre de fibres de collagène et d'élastine.

Cortisol : au moment de la grossesse, lors de la puberté ou dans le cas de certaines pathologies, on observe une augmentation de la production de cortisol. Cette surproduction a des effets délétères sur la synthèse de collagène et d'élastine. Elle diminue également la croissance et la migration des kératinocytes, mélanocytes et fibroblastes.

Stress mécanique : la distension de la peau en cas de grossesse, prise de poids, période de croissance, intervient dans la formation de vergetures. Ce stress mécanique intense n'entraîne pas de rupture du tissu conjonctif mais modifie le phénotype cellulaire du fibroblaste et par là même ses fonctions et propriétés.

L'évolution des vergetures se fait en 3 étapes : infraclinique (stade inflammatoire), stria rubra ou vergetures jeunes (couleur rose ou pourpre et aspect lisse), stria alba ou vergetures anciennes (couleur blanc nacré aspect plissé).

Identifier les circonstances de survenue des vergetures dans une optique d'évaluation du risque a été la mission d'un Groupe d'Etude sur les Vergetures orchestré par les Laboratoires Pierre Fabre Santé. Il a mené une enquête auprès de 100 femmes et 4 hommes pour identifier les conditions d'apparition des vergetures et en a extrait les 6 items les plus pertinents : âge, antécédents familiaux, prise de poids, perte de poids, grossesse, traitements corticoïdes. Ces items ont servi à l'élaboration du test "Risque Vergetures" présent en pharmacie. En cas de risque faible, il convient de refaire le test en face d'une situation à risque. Risque moyen : une crème anti-vergetures est conseillée en prévention. Risque fort : le produit doit agir en prévention et pour la régression des vergetures.

   MINCIR SELON NOS biorythmes

L'adipocyte et le tissu cellulitique sont soumis, comme tous les éléments qui composent l'organisme, à des rythmes biologiques. 

Le matin
: la sécrétion des molécules énergisantes (cortisol et catécholamines) est plus importante pour répondre aux besoins de l'organisme. Une fois libérées, ces molécules favorisent la lipolyse ou libération des graisses au niveau de l'adipocyte. 

Le soir
: lorsque l'organisme se met au repos, l'adipocyte exerce son rôle de stockage d'énergie en captant le glucose non utilisé pour le mettre en réserve sous forme de triglycérides. Il s'agit de la lipogénèse. C'est également le soir que se met en place une activation de la micro-circulation favorisant le drainage de l'eau et des toxines dans le tissu sous cutané.

Agir en synchronisation avec les biorythmes de la minceur consiste donc, le matin, à intensifier le déstockage naturel et maximiser ainsi le processus d'élimination des graisses. Le soir, à freiner l'entrée du glucose dans l'adipocyte pour réduire le stockage des graisses, mais aussi à renforcer et optimiser le drainage naturel.

   LA MINCEUR EN capsules

En 2004, les produits minceur ont représenté 28% du marché total des compléments alimentaires : modérateurs d'appétit, starters, mange-graisses, remodelants, détoxifiants, ventre plat, autant de nouveaux produits, nouveaux concepts et nouvelles molécules. Leur rôle n'est pas à négliger : ils aident notamment à réussir et à stabiliser un régime. Sans compter qu'ils s'inspirent - grande nouveauté - de la chronobiologie et aident à mincir jour et nuit.

Certaines études ont montré que des régimes apportant moins de 1400 kcalories par jour couvrent moins de 60% des apports recommandés en vitamines B1, B6, B12 et B9. Les compléments alimentaires comblent alors d'éventuelles déficiences en vitamines du groupe B et en minéraux (fer, zinc, magnésium et sélénium). Tout comme ils dopent l'organisme en lui évitant stress et fatigue.

Les compléments minceur sont là aussi pour empêcher les fringales, réguler l'humeur, modérer l'appétit ou éviter le grignotage. Les modes d'action sont nombreux et variés. Les modérateurs d'appétit, par exemple, sont issus de plantes, d'algues, de fruits, de fibres ou de gommes qui favorisent la satiété en gonflant l'estomac. Les anti-graisses accélèrent quant à eux le métabolisme énergétique et son effet "brûle" graisses. Les draineurs sont soit diététiques (queue de cerise ou bouleau), soit détoxifiants (reine des prés). Les "ventres plats" luttent contre les ballonnements et inconforts intestinaux.

Les leaders du marché de la minceur : Forte Pharma (900 000 unités en 2003 contre 3 millions en 2004), Chefaro-Ardeval (Omega Pharma), Arkopharma, Les 3 Chênes, Ortis, Pileje et Physcience.

A noter que les compléments alimentaires commercialisés en France sont soumis à la Directive Européenne 2002/46/CE du 1er août 2003 aux exigences souvent strictes. Ils doivent contenir des vitamines, sels minéraux, oligo-éléments, anti-oxydants et probiotiques. Leur présentation se fait sous forme de gélules, comprimés, capsules, infusions, liquides ou poudres. Les doses sont strictement nutritionnelles et/ou physiologiques et de contiennent pas de substances présentes dans les médicaments. Leur teneur ne doit pas dépasser les limites de sécurité (moins de 100% des AJR en France). Les ingrédients utilisés font partie d'une liste dite positive, selon que le complément s'adresse à tel type d'individu (personne âgée, femme enceinte). L'étiquetage est lui très réglementé. Il est actuellement recommandé de les acheter en pharmacie, parapharmacies, GMS et magasins diététiques, et d'éviter l'achat sur internet : la provenance des produits peut échapper à la législation européenne, supprimant tout gage de sécurité.

De manière générale, il est conseillé d'éviter de consommer plusieurs compléments en même temps, de prendre la même marque pour une même action, ne pas dépasser les normes et doses journalières recommandées (les vitamines liposolubles A ou E sont dangereuses en excès). Les cures sont de 2 à 3 mois maximum, à renouveler mais pas à prendre en continu toute l'année.

   COMPLEMENTS, efficacité TESTEE

Selon le Docteur Yann Rougier des Laboratoires Forte Pharma, les compléments alimentaires ont une réelle action santé mais en aucun cas une action thérapeutique. Aussi, les fabricants de compléments réalisent-ils - sur le même modèle d'études cliniques réalisées par l'industrie pharmaceutique - des études d'évaluation d'efficacité. Même protocole : les volontaires doivent être exempts de pathologies ou ne doivent pas être obèses, leur comportement alimentaire ne doit pas être assujetti à une prise médicamenteuse. Des mesures anthropométriques, observables et répétitives sont prises : tours de bras, cuisses, hanches, genoux, chevilles. L'on détermine l'IMC et le ratio eau/graisse. Les candidats sont séparés en 2 groupes : complément alimentaire A contre placebo B (produit identique mais sans actifs). Le tout sous contrôle d'huissier ou d'organismes spécialisés. Les mesures aboutissent sur des statistiques dont les différences doivent être significatives. Ainsi, les études d'efficacité répondent bel et bien plus à des données scientifiques qu'à des préoccupations d'ordre marketing. 

   DRAINER POUR GAGNER EN légèreté

On distingue 2 types de draineurs : les diurétiques simples  pour augmenter les pertes d'eau, de toxines et de sels minéraux; les détoxifiants pour dynamiser les fonctions du foie, des reins, des glandes sudoripares. Résultat : le draineur aide à mincir et fait perdre de 1 à 2 ou 3 kgs sur la balance, mais pas en graisse. On préfèrera alors les produits 2 en 1 : drainage et brûle-graisse pour une efficacité double. Arkopharma va jusqu'à conjuguer 4 actions avec 10 plantes minceur : son produit 4321 brûle les calories, draîne, purifie et tonifie. D'autres produits à base de probiotiques ont un effet conjugué "ventre plat". 

3/4 des femmes souffrent de rétention d'eau, avec pour préoccupation majeure la formation de cellulite. Les draineurs aident souvent à diminuer le tour de cuisse de 1 à 2 cm. Certains ont des vertus veinotoniques pour améliorer la circulation veineuse (cassis, vigne rouge, hamamélis) et procurer une sensation "jambes légères". 

En tout état de cause, qu'il s'agisse de produits anti-capitons, anti-cellulite ou anti-eau, tous ont la même action : le drainage. Il convient donc d'éviter de consommer en même temps un complément anti-capitons et un autre draineur. A noter que si l'on ne change rien à l'alimentation et à son hygiène de vie, l'effet bénéfique des drainants ne dure pas. En revanche, si le draineur est associé à une activité physique et à une quantité d'eau suffisante (1,5 l / jour), son efficacité est redoutable. Au début tout au moins : au-delà de 1 à 3 kgs, difficile de mincir vraiment plus avec leur seule utilisation.

Les draineurs ont surtout une action détoxifiante intéressante : ils éliminent les déchets du métabolisme. Acide urique, urée, acides biliaires, métabolites issus de prises médicamenteuses, ... autant de toxines évacuées qui redonnent du tonus à l'ensemble des fonctions.

Plusieurs formes existent : les bonnes vieilles tisanes associant plantes et parfois extraits d'algues; boisson minceur alliant effet drainant et effet diurétique dû à la consommation d'eau; ampoules à diluer comprenant des plantes et des actifs qui renforcent la satiété; sachets sticks à diluer ou sachets à saupoudrer sur les aliments; gélules qui contiennent plus de produit actif mais qui doivent être liées à une consommation d'eau accrue pour une meilleure efficacité.

Attention tout de même : l'élimination d'eau s'accompagne de fuite d'électrolytes (ions, sels minéraux, oligo-éléments) : il faut continuer à consommer de nombreux fruits et légumes ou des aliments complets pour diminuer la fatigue et les carences. 

Les meilleures plantes drainantes : l'orthosiphon (diurétique et détoxifiant); la piloselle (détoxifiante), le thé vert (brûle graisses) et la reine des prés anti-inflammatoire) pour leur vertu commune d'élimination de l'eau; la papaye et l'ananas connus pour leur action dans la digestion des protéines; le combretum stimule les sécrétions hépatiques et la production de bile; le lierre sous forme de topique est désinfiltrant; le baccharis agit sur le foie et module la régulation de sucre dans le sang; le kinkéliba active le foie et le rein; le radis noir et l'artichaut augmentent la diurèse; la vigne rouge, le marc de raisin, l'hamamélis et le cassis favorisent la microcirculation sanguine et la détoxification des zones mal irriguées; le pissenlit et l'oignon, le chardon Marie, le bouleau, le frêne, le sureau, la cannelle facilitent la digestion; les queues de cerise, la prêle, les cosses de haricot, le guarana, l'asperge et l'hibiscus ont aussi de fortes vertus drainantes.

   LES BRULEURS DE GRAISSES POUR minceur TGV

Un nouveau geste minceur a vu le jour : les actifs capteurs et brûleurs de graisses, souvent associés à des actifs draineurs. Avec ces 2 ou 3 en 1, le résultat est visiblement plus rapide qu'autrefois, et plus efficace car il agit sur les différents facteurs de la prise de poids. Les brûleurs augmentent les dépenses énergétiques par thermogenèse et favorisent la destruction des graisses. Le citrus aurantium est à ce titre d'une grande efficacité, avec le maté vert, le thé vert et le Guarana riches en caféine. Les capteurs, eux, bloquent les graisses dans le tube digestif, puis les évacuent par voie naturelle sans stockage. Ces brûleurs-capteurs sont à utiliser en cure de 1 à 3 mois, voire à avaler ou à dissoudre à l'occasion d'un repas pantagruélique pour stopper l'installation des graisses. On perdra alors 3 à 5 kilos sur 3 mois et que de la graisse.

De leur côté, les remodelants s'utilisent lorsque vous souhaitez perdre localement : taille, fesses, cuisses ou bras. L'actif principal, l'acide linoléique (CLA), est plus lent à agir mais a l'avantage d'associer l'action minceur à l'action fermeté. La masse grasse est réduite, les tissus sont raffermis et tonifiés, la masse musculaire est quant à elle préservée. Le CLA peut être parallèlement associé au chrome pour modérer la faim. Après 3 mois de cure, de préférence au printemps et en automne, il est possible de constater 20% de masse grasse et 2 à 4 centimètres en moins. Lorsqu'il y a présence de cellulite, il est recommandé de faire précéder la cure de brûleurs-capteurs à l'action plus rapide.

Les modérateurs d'appétit aident par ailleurs à ne pas craquer sur les friandises et à attendre les repas. Les fibres alimentaires, présentes dans les fruits, les légumes, les céréales et les plantes, sont là pour gonfler l'estomac. Elles absorbent jusqu'à 25 fois leur poids en eau et forment un gel qui ralentit la vidange gastrique, la digestion et l'absorption intestinale. A raison d'1 à 2 gélules 1/2 heure avant les repas et le tour est joué. Résultat visible car l'on grignote moins. Mais attention, un excès de fibres entraîne des problèmes laxatifs. 

   LES INGREDIENTS MINCEUR dans le vent

A commencer, nous l'avons vu, par le CLA naturellement présent dans la viande de boeuf, le lait et certaines huiles végétales. Les dernières études parlent d'une diminution de 10% de la masse grasse et d'une augmentation de 2% de la masse maigre pour 3,4 g de CLA par jour. La taille et le nombre des adipocytes diminuent également. Le CLA augmente la production d'énergie et favorise le développement des cellules musculaires.

Le nopal, un figuier de Barbarie, est de plus en plus utilisé pour sa capacité à fixer les graisses, à les absorber et à former un gel stabilisant.

Le chrome est quant à lui indispensable dans le contrôle de la glycémie, en améliorant notamment l'action de l'insuline. Son utilisation dans les compléments nutritionnels minceur est de plus en plus un gage d'efficacité.

Depuis 10 ans, il existe une évidente relation entre l'augmentation de l'assimilation du calcium et la réduction de la masse grasse corporelle. Le calcium joue aussi un rôle non négligeable dans la réduction de l'incidence de l'obésité. Plus l'apport en calcium est important, plus la lipolyse est activée. 

   CAFE, THE, TISANES sans modération

Boire du café minceur, du thé vert ou des tisanes aux vertus drainantes et amincissantes est un geste minceur complémentaire. Ces boissons sont riches en phyto-actifs réputés pour leurs effets sur les graisses et sur les fringales de sucres. En sachets ou en sticks, rapides à préparer, elles se consomment à raison de 3 tasses par jour environ, 5 maximum. Le tout avant 16 heures car elles sont riches en caféine.

   LES hommes Y VIENNENT PROGRESSIVEMENT

Les compléments nutritionnels minceur pour hommes existent de plus en plus, avec pour objectif la perte de poids et le gain en muscle. De quoi se reprendre en main, comme 38% d'entre eux le désirent. Le problème diffère : les hommes ont 15% de masse grasse contre 25% pour les femmes, plutôt localisée au-dessus de la ceinture contrairement à nos cuisses bien grassouillettes. Autre différence : s'ils mangent plus de plats en sauce et de fromage que les femmes, il suffit pour eux de les supprimer pour maigrir ... et vite. Les recommandations tournent aujourd'hui autour de la bonne utilisation des glucides lents et sur les hydrates de carbone : féculents et viande rouge font partie du menu lorsque le surpoids est éliminé. Aussi, l'on apprend aux hommes à associer systématiquement féculents (1/3) et légumes verts (2/3 soit 200 gr) : l'effet rassasiant et la combustion des graisses sont ainsi favorisés. Les protéines animales font quant à elles office de brûle-calories. Les matières grasses doivent en revanche être surveillées de près : pas plus d'une cuillère à soupe d'huile ou noix de beurre par repas.

Quelques exemples de compléments : ProfilHom' de Phytoceutic réduit la graisse en augmentant la masse musculaire; Minceur 24 Men de Forte Pharma stimule la combustion et favorise le déstockage, tout en brûlant les graisses et en drainant les toxines; X-il-S Forty d'Omega Pharma évite le surpoids abdominal; 3 Chênes Abdos Pectoraux met fin aux poignées d'amour en limitant le stockage des graisses; Ripped Max Ea Fit d'Equilibre Attitude déloge le stockage des graisses abdominales.

   LA LUTTE CONTRE L'OBESITE DES enfants

La sédentarité
fait partie des facteurs de la prévalence de l'obésité infantile, au même titre qu'une mauvaise alimentation. Au fil des ans, l'apport calorique augmente et l'activité physique diminue. Une étude menée récemment sur 4445 enfants de 10 à 12 ans a montré que 80% d'entre eux souhaitaient faire plus de sport et 50% n'avaient pas bu d'eau ni consommé de fruit ou de légume la veille de l'enquête. Tout est fait pour que l'enfant ne soit pas actif : de la poussette à la trottinette, de la voiture au tapis roulant, du sac à roulette à l'ascenseur ... C'est pour distiller des conseils alimentaires que le programme Epode organise chaque année des animations festives et conviviales sur le thème de la nutrition et de l'activité physique pendant la Semaine de la Nutrition et de l'Activité Physique et Sportive (SNAPS). Découverte ou redécouverte d'activités ludiques et de sports oubliés, concours et tournois sportifs, conférences et débats, expositions ... autant de rendez-vous utiles pour la famille. Renseignez-vous ... www.villesante.com.

   ATTENTION AUX REGIMES miracles

85% des régimes font réellement maigrir mais à leur début seulement ! Régimes dissociés, hyperprotéinés excluant tout autre groupe d'aliments, légumes seuls ou chasse au sucre (dernière mode consistant à supprimer fruits, légumes et féculents), ils sont innombrables. Mais en fait, un régime, quel que soit son nom, est par essence hypocalorique : il entraîne forcément une prise de poids puisqu'il entraîne un changement du comportement alimentaire. A noter que plus le régime est sévère, plus on reprend son poids initial par la suite, voire on l'augmente : lorsque l'on prive notre organisme, il est désormais bien connu qu'il se venge et le moindre morceau de pain compte pour double.

Lancée il y a 30 ans, la méthode américaine Atkins avait pour objectif de proposer des lipides et de supprimer les glucides, ceci pour réduire les facteurs de risques cardio-vasculaires et faire diminuer le tour de taille. Les cardiologues américains, eux, recommandèrent une alimentation sans graisses mais sans limiter les glucides. Résultat des courses : l'industrie se jeta sur les 0% de matières grasses en les remplaçant par ... des sucres. Ce à quoi Atkins s'opposa formellement car les sucres sont stockés sous forme de graisses (triglycérides) tout aussi préjudiciables à notre bonne santé : ce fut "The New Diet Revolution" ou comment perdre 8 kilos en 2 semaines. L'absence de sucre obligerait l'organisme à aller puiser dans les stocks de graisses et donc à maigrir. 

Plus raisonnable est le "Régime de Miami" du Docteur Agatson : on y chasse les sucres les 15 premiers jours. Pas de pain blanc, de pâtes, de riz, de pommes de terre, de fruits, de vin, de bière et d'alcool, ni de viennoiseries ou de pâtisseries. Les légumes, céréales complètes et les fruits sont alors réintroduits. Par la suite, il n'existe plus d'interdit, seulement des doses limitées. 

"The Zone" du Docteur Sears repose sur un équilibre entre protéines à hauteur de 30%, de lipides à hauteur de 30% aussi, et de sucres à hauteur de 40% à consommer à chaque repas. Les sucres rapides des aliments raffinés sont bannis au profit des fruits et légumes. Poissons, viandes blanches, volaille, boeuf maigre et tofu sont en revanche vivement recommandés. Quant aux féculents, avec modération. Un régime somme toute plus équilibré.

"Bien Manger en Famille" du Docteur Cohen rappelle qu'un régime modéré, hypocalorique, qui ne supprime aucun groupe d'aliments, reste le seul valable. Ce n'est peut-être pas spectaculaire mais c'est celui qui marche le mieux et ménage la santé de chacun. Il s'agit aujourd'hui de gérer l'abondance, de savoir choisir quand tout pousse à consommer mais surtout de ne pas interdire, notamment aux enfants.

L'étude SUVIMAX a démontré en 2003 qu'en consommant largement fruits et légumes, pauvres au sein de notre alimentation, on réduit le risque cardio-vasculaire de 30% et de cancer de 20%. Les protéines sont nécessaires pour leurs vitamines, les lipides pour leurs acides gras essentiels. Face à l'augmentation de l'obésité et du diabète, le Programme National Nutrition Santé a par ailleurs mis l'accent sur le plaisir, la convivialité et la bonne condition physique (1/2 heure de marche par jour). 

Rappelons que les maladies cardio-vasculaires restent la première cause de mortalité en France (180 000 décès par an). Environ 120 000 personnes sont victimes chaque année d'un infarctus du myocarde et 130 000 d'un accident vasculaire cérébral. Il reste donc beaucoup à faire en matière de prévention nutritionnelle, de lutte contre l'embonpoint et la sédentarité. Des règles spécifiques sembleraient aujourd'hui évidentes : réduire les graisses saturées, produits laitiers gras et entiers, charcuteries, viande rouge, graisses saturées d'origine végétale (cuisson, huile de palme ou de coco, fritures et biscuits industriels). Privilégier les graisses insaturées, tournesol, huile d'olive et colza, poissons gras.

   LE PASSEPORT ALIMENTAIRE idéal

Monique Garanger, nutritionniste diplômée d'Etat, a élaboré un passeport minceur idéal à l'occasion du Salon de la Minceur et de la Nutrition qui s'est tenu en avril 2005 à Paris.

Premiers conseils : ne pas sauter de repas, manger à des heures régulières et dans le calme, bien mastiquer, boire 1,5 litre d'eau par jour, abandonner toute idée de maigrir vite : la perte de poids doit être progressive (1 à 3 kgs de graisse par mois). Enfin, se peser 1 fois par semaine sur la même balance.

Mieux choisir pour mieux maigrir ... 
- Les viandes : 100 à 150 grs par repas (cheval, veau, gibier non faisandé, boeuf, steack haché 5% mg, porc, abats, jambon d'York dégraissé, jambon de dinde ou poulet, filet de bacon, viande des grisons).
- Le pain : 50 à 150 grs par jour (blanc, de campagne, complet).
- Les produits laitiers : à chaque repas (lait écrémé liquide ou en poudre, yaourt O% nature ou aux fruits édulcoré, petits suisses 0% nature, fromage blanc O% nature, 30 gr de fromage 1 fois par jour maximum, flan sans sucre).
- Les oeufs : 4 à 6 par semaine (cuits sans matière grasse).
- Les volailles : lapin, poulet, dinde, dindonneau, pintade, coq, caille, pigeon, aiguillette de canard, autruche).
- Les poissons : 150 à 200 gr par repas, 2 à 3 fois par semaine (poissons, fruits de mer frais ou surgelés, en conserve au naturel, 75 grs de saumon ou truite fumés, bâtonnets de crabe, surimi). Surgelés en sauce : jetez les 2/3 de la sauce.
- Les légumes : frais, surgelés, en conserve ou au naturel, à volonté.
- Les fruits : 2 à 3 par jour.
- Les corps gras : margarine tournesol ou primevère, beurre cru 1 cuillère à café par jour, crème fraîche à 8 ou 15% de mg (1 cuillère à soupe par repas), huile crue (tournesol, maïs, soja, noix de pépins de raisin, olive, colza) en respectant les quantités.
- Les assaisonnements : moutarde, épices, fines herbes, ketchup, cornichons, ail, sel modérément, cubes de bouillon dégraissé, fond de sauce. Vinaigrette allégée : 1 cuillère à soupe par repas, 1 verre d'huile + 1 verre d'eau + 1 verre de vinaigre balsamique, Xérès ou autre, sel, poivre, moutarde, fines herbes, échalote. Mettre en shaker et conserver au réfrigérateur.

Mieux cuisiner pour bien maigrir ... 
- La meilleure graisse pour faire cuire les viandes est la leur. Enlever toute graisse visible. Pour les rôtis, supprimer la barde et saler en fin de cuisson. Piquer les volailles avec la pointe du couteau, jeter la graisse qui s'écoule pendant la cuisson, ajouter de l'eau à la place, ne pas manger la peau.
- Les poissons peuvent être cuits au court bouillon, en papillotes, sur le grill du four, avec tomates, oignons, champignons. Les fruits de mer peuvent être cuisinés au vin blanc.
- Les oeufs peuvent être cuits coques, pochés, au plat, en omelettes, durs, sans aucun ajout de corps gras.
- Les légumes peuvent être cuits à la vapeur, à l'étouffée avec très peu d'eau, en ajoutant ail, oignon, champignons, épices, fines herbes, crème fraîche à 8 ou 15% de mg.

Conseils et astuces pour y arriver ... 
- Cherchez à obtenir un poids réaliste : plutôt que le poids, c'est sur l'allure générale de la silhouette  que doivent se porter les objectifs. Trouvez le bon rythme pour maigrir : 1 à 3 kgs de graisse par mois. Faites vos courses après avoir mangé. Dressez une liste, ce qui permet des achats contrôlés et raisonnés. Faites 3 repas par jour en quantité suffisante afin d'éviter les grignotages : repas de roi au petit-déjeuner, repas de prince au déjeuner et repas de pauvre au dîner. 
- Accordez une place suffisante aux féculents (pâtes, riz, pommes de terre, pain) qui doivent être présents à chaque repas afin d'éviter les fringales. Préférez le pain aux dérivés (pain suédois, pain de mie, céréales, biscottes) qui sont plus caloriques et dont la satiété est moindre. Imposez-vous à chaque repas une grosse assiette de légumes qui apporte peu de calories et beaucoup de fibres. Du potage au dîner calme l'appétit et facilite l'allègement du repas. Evitez les boissons alcoolisées et sucrées. Usez et abusez de l'eau, surtout en dehors des repas. A table, s'asseoir pour mieux apprécier et digérer son repas.
- Enfin, n'oubliez pas que perdre du poids, c'est aussi entretenir son corps : faites de l'exercice physique.

Traquez les graisses cachées ... 
C'est bon à savoir, certains aliments cachent des graisses. Pour bien maigrir, votre ration journalière de graisses ne doit pas dépasser 60 gr. Quelques exemples de graisses cachées : pizza tomates fromages, 200 gr = 18 gr. Pâtes + beurre + gruyère, 200 gr = 21 gr. Pommes de terre sautées, 200 gr = 12 gr. Quiche, 150 gr = 40 gr. Rillettes, 40 gr = 16 gr. Tarte aux fruits = 20 gr. Tarte aux légumes = 21 gr. Glace = 27 gr. 1 croissant = 9 gr. 150 gr de frites = 30 gr. 1 barre chocolatée = 12 gr. Boudin noir = 38 gr.

S.V., Beauté Conseils Infos, juin 2005, d'après les dossiers de presse Salon Minceur et Nutrition et son magazine associé Nutri Form hors série n°1, Laboratoires Pierre Fabre, programme Epode. Actualisation mai 2006 d'après les dossiers de presse Daniel Jouvance, Elancyl, Garnier, Orlane, Pierre Fabre Santé et Vichy. Photo : L'Oréal Paris Sculpt Up.