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SOMMAIRE
Colonne de gauche
Le printemps du thermalisme en mars 2006
Introduction au thermalisme
Les bienfaits du thermalisme médical
La médecine que la terre nous a donnée
L'eau minérale, un acteur de santé
Les questions les plus fréquentes
Pour quelles pathologies
21 jours pour se sentir mieux
Les enfants et le thermalisme
La remise en forme de 1 à 6 jours ou +
Colonne de droite
Nouveauté 2006 : 2 semaines de prévention santé
Le thermoludisme en plein développement
Les soins du thermalisme
La prise en charge du thermalisme
Les enjeux du thermalisme
Exemples de résultats par pathologie :
- Traitement du lymphoedème du bras à Argelès
- Troubles psychosomatiques à Bagnères-de-Bigorre
- La fibromyalgie à Barèges Barzun
- La sciatique à Beaucens-les-Bains
- La cure en rhumatologie de Saint-Lary Soulan
- Perte de poids durable à Capvern-les-Bains
- Cure ORL salutaire pour les enfants à Cauterets
- Douleurs gynéco soulagées à Luz-Saint-Sauveur
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Le printemps DU
THERMALISME
Chaque année, à l'initiative du CNETh, les
établissements thermaux français ouvrent leurs portes au
grand-public à l'occasion de l'opération "Printemps du
Thermalisme". Cet événement, destiné à favoriser la
rencontre entre le public et les spécialistes de la médecine
thermale, remporte toujours un vif succès. Cette année, il se
tiendra les vendredi 24,
samedi 25 et dimanche 26 mars 2006.

Introduction AU
THERMALISME
Aussi appelé
"crénothérapie", le thermalisme signifie "utilisation
thérapeutique des eaux de source". Provenant du grec
"thermos", qui comme on le sait veut dire "chaud", le
thermalisme est une vieille pratique médicale qui remonterait à près de
4000 ans pour soigner les maux les plus divers. Aujourd'hui, près de 650
000 curistes sont accueillis chaque année dans nos 120 stations thermales
qui proposent des séjours de santé et de remise en forme à base d'eau
de source, une eau naturelle possédant un ensemble de caractéristiques
visant à améliorer la santé, dont la composition en sels minéraux et
oligo-éléments est constante et qui est agréée par le Ministère de la
Santé.
Le thermalisme, s'il n'est pas pratiqué en cure de remise en forme,
s'adresse à des pathologies précises. Les orientations thérapeutiques
aujourd'hui reconnues sont : la rhumatologie et le traitement de
traumatismes ostéo-articulaires, l'ORL et la pneumologie, la
dermatologie, la phlébologie, les maladies de l'appareil digestif ou de
l'appareil urinaire, les maladies métaboliques, la gynécologie, la
neurologie, les affections psychosomatiques, les maladies
cardio-artérielles, les affections des muqueuses bucco-linguales et les
troubles du développement de l'enfant.
La
plupart des soins reposent sur des cures au long court, d'une moyenne de 3
semaines prises en charge en globalité ou partiellement par les Caisses
d'Assurance Maladie, avec au programme des cures de boisson, des bains
d'eau courante, des bains avec douche en immersion, des douches
pénétrantes et/ou au jet, des applications d'eau thermale ou de vapeurs
d'eau minérale, des inhalations de gaz thermaux, d'aérosol sonique ou de
radio-vaporium, des bains de boues et des cataplasmes réalisés en
apesanteur ou en pasteurisation continue, enfin, des actes de
kinésithérapie et/ou des pratiques médicales complémentaires
associées.
La véritable vocation du thermalisme
est donc de soigner. Les cures s'adressent de manière générale aux
malades chroniques que les traitements classiques ne soulagent pas
complètement. Les centres sont spécialisés dans le traitement de telle
ou telle pathologie, selon l'endroit où ils se trouvent et les
propriétés des eaux de source.
Mais si vous aimez aussi vous détendre et faire une réelle cure de
jouvence, si vous préférez l'eau de source à l'eau de mer et la
montagne à la mer, rien ne vous empêche de choisir un centre thermal
pour une cure de remise en forme classique ... et découvrir ainsi les
mille et unes vertus des eaux thermales.
Les bienfaits DU
THERMALISME MEDICAL
Personne ne sait très bien qui, des Chinois,
des Egyptiens ou des Romains, peut revendiquer la paternité des
premières cures thermales. Améliorée au fil du temps, cette médecine
plusieurs fois millénaire est restée fidèle à son principe fondateur :
traiter par les eaux minérales.
D'après une enquête réalisée en 2004 par le
Conseil National des Exploitants Thermaux (CNETh) et Ipsos Santé, la
médecine thermale est plébiscitée par une large majorité de français. Reconnue
pour son efficacité par les curistes, elle bénéficie également d'une
excellente image auprès de ceux qui n'y ont jamais eu recours. 87% des
sondés considèrent le thermalisme comme "une alternative dans le
traitement de certaines maladies comme les rhumatismes, les allergies,
l'asthme et la dermatologie". 85% comme une médecine adaptée à
tous les âges de la vie. 76% comme une médecine sans effet secondaire.
Du côté des curistes, c'est l'unanimité quant à l'efficacité de la
médecine thermale : 94% d'entre eux confirment que le thermalisme permet
de soulager efficacement les douleurs, 83% estiment qu'il permet de
réduire la consommation de médicaments.
Le thermalisme a prouvé son efficacité dans le traitement de certaines
maladies pour lesquelles la médecine dite traditionnelle a parfois
échoué. Avec plus de 550 000 curistes par an pour 0,28% des dépenses de
santé en France en 2003, cette activité de soins reste l'une des moins
coûteuses et ne participe donc pas à la dérive des dépenses de santé.
A l'heure où les français manifestent un intérêt croissant pour des
thérapeutiques naturelles sans effets secondaires, et où se pose de plus
en plus la question de la prévention, de l'éducation sanitaire et de
l'accompagnement du vieillissement, le thermalisme est plus que jamais une
médecine d'avenir.
La médecine QUE
LA TERRE A DONNE
Thérapeutique naturelle par excellence puisqu'elle utilise comme seuls
adjuvants les différents composants de l'eau minérale qui ne fait
l'objet d'aucun traitement, la médecine thermale a pour vocation de
soigner les maladies chroniques et dégénératives. De par ses
spécificités, cette thérapeutique s'inscrit pleinement dans la mouvance
contemporaine d'une médecine efficace, moins chère et plus
personnalisée. Depuis 1986, l'Organisation Mondiale de la Santé - OMS -
confère un statut officiel à la Fédération Internationale du
Thermalisme et assure à la médecine thermale un rôle essentiel en lui
accordant une véritable validité scientifique.
La France compte 105 établissements thermaux pour 1200 sources d'eaux
minérales, soit 20% du capital européen. Non chimique, moins agressive et sans
effets secondaires, la cure thermale s'adresse à tous, sans aucune
distinction d'âge. Contrairement à la thalassothérapie, la cure
thermale est une thérapeutique remboursée par la Sécurité sociale : 10
millions de journées de soins sont délivrées chaque année par les
établissements thermaux. 88% d'entre eux sont ouverts plus de 6 mois par
an. Une cure de 3 semaines coûte environ 500 €uros, soit l'équivalent
d'une journée d'hospitalisation. La rhumatologie est l'orientation
thérapeutique la plus pratiquée (60% des cures), suivie par le
traitement des voies respiratoires (25%) et de l'appareil urinaire /
appareil digestif (7,5 à 8%).
L'eau minérale ACTEUR
DE SANTE
Les 1200 sources reconnues par le Ministère de la Santé offrent une
grande diversité thérapeutique. Les eaux thermales, très contrôlées
par les services sanitaires, exercent une double action sur l'organisme : une
action chimique (leurs oligo-éléments passent la barrière cutanée
et agissent en profondeur sur les organismes malades en renforçant leurs
défenses naturelles), une action mécanique (en utilisant les
différentes puissances de pulsion, les techniques hydrothérapiques
toujours plus perfectionnées agissent sur le corps humain tout entier).
Les eaux sont utiles aux soins externes réalisés en immersion ou en
application. Ses qualités sont liées à 4 propriétés fondamentales :
- le principe d'Archimède : plongé dans l'eau, on se sent plus
léger, c'est un atout pour des exercices de rééducation fonctionnelle
où une plus grande amplitude peut être acquise avec des muscles encore
faibles, et ce sans forcer sur les articulations;
- la pression hydrostatique : en piscine, l'eau exerce
naturellement une pression sur toute la surface du corps semblable à un
drainage, un massage excellent pour la circulation veineuse et pour la
rééducation respiratoire;
- la pression hydrodynamique : la résistance à l'eau, quand on la
brasse, permet un renforcement musculaire sans heurt ni secousse; la
poussée de l'eau est utilisée en douches ou en jets pour réaliser un
drainage du corps ou d'une zone précise;
- la température : les bains chauds apportent immédiatement une
sensation de bien-être, un relâchement du tonus musculaire, une faible
sensation de douleur qui permettent une plus grande mobilité; la chaleur
de l'eau provoque une vasodilatation, avec l'ouverture des capillaires
périphériques favorisant la circulation et les échanges; l'alternance
chaud-froid, vasodilatation-vasoconstriction, est utilisée dans certaines
pathologies.
Les eaux minérales sont par ailleurs classées en 6 grandes
catégories :
- bicarbonatées sodiques (facilitent le traitement d'affections
gastro-intestinales et hépatiques, action cicatrisante sur la muqueuse
intestinale et digestive) et bicarbonatées calciques (effet
anti-inflammatoire, apaisant et cicatrisant en dermatologie),
- sulfatées (affections des reins, traitement des troubles
métaboliques lorsqu'elles sont calciques, traitement des eczémas,
cicatrices et séquelles de brûlures lorsqu'elles sont à la fois
calciques et magnésiennes),
- sulfurées (action curative sur les muqueuses respiratoires, les
douleurs rhumatismales et dermatologiques),
- chlorurées (effet stimulant sur la croissance, indiquées dans
le traitement des troubles de développement chez l'enfant),
- à minéralisation spéciale (contiennent du fer, du cuivre ou de
l'arsenic à petite dose, contribuent au soulagement des affections
dermatologiques, allergiques, respiratoires ou contre les anémies),
-
oligo-métalliques faiblement minéralisées (pas d'élément qui
prédomine).
Leur classement est également possible en fonction de leur température
à l'émergence, encore appelée thermie. Les eaux sont hypothermales ou
froides lorsque leur température est inférieure à 20°, mésothermales
ou tièdes lorsque leur température est comprise entre 20 et 35°,
chaudes pour une température s'approchant de 50° et hyperthermales pour
des températures supérieures.
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Les questions LES PLUS COURANTES
Que va m'apporter la cure ?
Un bien-être physique grâce à la qualité des soins et de l'eau
thermale, un bien-être psychologique grâce à la prise en charge par
toute une équipe soignante et à la rencontre de malades de tout âge.
Le traitement thermal est-il fatiguant ?
Oui, dans un premier temps. La cure est un traitement à part entière
même s'il laisse du temps libre. Elle permet aussi de changer de rythme,
de se relaxer et de se reposer en profondeur.
Le traitement thermal est-il douloureux ?
Non, votre médecin thermal adapte la force et les angles de jets à
l'état de votre peau pour chacun des soins. Efficacité et douleur ne
sont pas liées.
Combien de temps nécessite le traitement thermal ?
Environ 2 heures chaque matin aux thermes, auxquelles il faut ajouter les
consultations, les éventuels actes de rééducation ou l'héliothérapie
prescrits.
Puis-je accompagner mon enfant dans les soins ?
Oui, chaque enfant de - de 13 ans peut être accompagné d'un adulte.
Puis-je faire garder mon enfant non malade ?
Oui, plusieurs modes de garde sont disponibles, la halte garderie
municipale, les assistantes maternelles agréées et les baby-sitters.
Que puis-je faire de mon temps libre ?
Profiter de toutes les structures de loisirs et des animations de la ville
et, bien sûr, des soins de bien-être dispensés au centre thermal.
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POUR QUELLES pathologies
Le thermalisme est recommandé pour le traitement des maladies
chroniques, lorsque le traitement médicamenteux devient, soit insuffisant
pour soulager le patient, soit trop lourd à supporter.
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Pathologie
/ nbre de curistes
|
2003 |
|
Affection muqueuse
bucco-linguale
|
109
|
|
Affections
psychosomatiques
|
7 754
|
|
Appareils urinaire &
digestif
|
29 591
|
|
Dermatologie
|
16 533
|
|
Gynécologie
|
439
|
|
Maladies
cardio-artérielles
|
8 465
|
|
Neurologie
|
3 745
|
|
Phlébologie
|
28
109
|
|
Rhumatologie
|
379 607
|
|
Troubles du
développement de l'enfant
|
143
|
|
Voies respiratoires
|
65
059
|
Le Ministère de
la Santé classe en 12 orientations thérapeutiques les traitements
et les soins administrés par les stations agréées et conventionnées,
en fonction notamment de la spécificité de leurs eaux :
- rhumatologie et séquelles de traumatismes ostéo-articulaires
(rhumatismes chroniques ou inflammatoires, arthrose, tendinites,
lombalgies, sciatiques, rachis opérés et non soulagés, traumatismes),
- voies respiratoires (affections ORL telles rhinites, otites,
pharyngites ou sinusites traînantes, affections chroniques et
récidivantes d'origine allergique telles asthme, rhinites allergiques,
trachéites spasmodiques, affection des voies respiratoires inférieures)
- phlébologie (insuffisance veineuse, séquelles de phlébites,
cicatrisation d'ulcères veineux, diminution des lymphoedèmes, lourdeurs
de jambes, crampes, fourmillements),
- dermatologie (eczéma de l'adulte et de l'enfant, psoriasis,
cicatrices hypertrophiques de brûlures et grands brûlés, prurit,
urticaire rebelle, dermite de contact),
- appareil digestif et métaboliques (colopathies fonctionnelles,
troubles de la digestion, colites inflammatoires, diverticulose
intestinale, constipations sévères, surcharge pondérale),
- appareil urinaire et métaboliques (prévention des récidives de
lithiase urinaire, infections récidivantes chez la femme, prostatite
récidivante, albuminurie de l'enfant sans cause organique),
- cardio-artériel (artérite des membres inférieurs, hypertension
artérielle, angor chronique, syndrome de Raynaud),
- psychosomatique (anxiété, somatisation, asthénie, troubles du
sommeil, dépression chronique),
- neurologie (névrites, polynévrites, séquelles de zona,
hémiplégie, maladie de Parkinson),
- gynécologie (algies pelviennes, douleurs cycliques et
chroniques),
- bucco-lingual (parodontopathies, mycoses buccales, lichen plan,
glossites, glossodynies),
- troubles de l'enfant (infections ORL récidivantes, pathologies
ostéo-articulaires, anorexie, instabilité psychomotrice, énurésie).
L'orientation thérapeutique la
plus souvent pratiquée en centre thermal est de loin la
rhumatologie qui, à elle seule, s'adresse à plus de la
moitié des curistes. Les rhumatismes chroniques, dont l'arthrose arrive
en première place, représentent une indication majeure. L'eau chaude
sera là pour calmer les douleurs et les contractures associées, tandis
qu'elle aidera les articulations à être plus souples. Les eaux soufrées
sont très recherchées car elles ont une composition qui permet de
prévenir et de soulager les rhumatismes, et donc de retarder l'évolution
de la pathologie. Les cures auront lieu hors des périodes de poussées et
seront contre-indiquées lorsque les formes d'atteintes seront trop
aiguës. A cette orientation s'ajoute également les séquelles
traumatiques tels l'ankylose, les douleurs liées aux fractures
difficilement consolidées et au post-prothèse articulaire. Les soins, de
manière générale, s'articuleront autour de bains de vapeur et de
douches sous-marines, avec des applications de boue et des massages
individuels sous l'eau ou collectifs en piscine de mobilisation.
Un curiste sur quatre vient en cure thermale pour soulager leurs
affections des voies respiratoires, et
donc du nez, de la gorge, des oreilles et des bronches. La plupart d'entre
eux sont des enfants pour lesquels on note une très nette amélioration
de l'état général à l'issue d'une cure. Les maladies chroniques ou à
répétition y sont traitées : otites, sinusites, rhinites, pharyngites
et bronchites. L'origine peut être également allergique : il s'agira de
l'asthme ou du rhume des foins. La cure est indiquée lorsque les
médicaments ne viennent pas à bout de l'infection ou lorsque celle-ci
est sujette aux fréquentes rechutes. Dans tous les cas, l'on utilisera
des eaux soufrées ou des eaux bicarbonatées sodiques. Les soins seront
très spécifiques, l'objectif étant de mettre en contact l'eau ou le gaz
thermal avec la muqueuse respiratoire : cure de boissons, bains et
douches, inhalations vapeurs et aérosols, lavages de la gorge ou des
amygdales, pharyngés, lavages du nez et des sinus avec une eau
salée, insufflations tubaires au niveau de la trompe d'Eustache, séances
de vaporarium (salle remplie de vapeur). Le traitement pourra également
consister en des séances de rééducation respiratoire et des draînages
bronchiques.
Les
affections des
muqueuses bucco-linguales font
par ailleurs l'objet de nouvelles cures très efficaces pour tous ceux qui
souffrent de parodontopathies (gingivites, déchaussements dentaires), de
mycoses buccales, d'inflammation de la langue ou de sensations anormales
à ce niveau.
La peau est bien sûr une des principale patiente des centres thermaux
avec tout son cortège de soucis
dermatologiques
:
eczéma atopique, psoriasis, cicatrices hypertrophiques, rosacée rebelle,
prurits et séquelles de brûlures. Les eaux devront être adoucissantes,
voire sulfurées, utilisées sous forme de bains, de pulvérisations
faciales ou sur l'ensemble du corps, des enveloppements de crème sous
film plastique, avec des massages assouplissants en immersion. Le soin le
plus courant sera la douche filiforme qui a pour but de diriger, sous
pression réglable, un jet très fin sur les lésions concernées. Ses
vertus : le soulagement des douleurs et des démangeaisons,
l'accélération du processus de cicatrisation et l'assouplissement des
rétractions dues aux cicatrices. Les soins seront de toute évidence
accompagnés d'un soutien psychologique visant à revaloriser l'image de
soi, la plupart de ces curistes présentant des symptômes de
dépréciation personnelle. Il sera également fréquent de se voir
proposer des séances visant à apprendre à se maquiller et à camoufler
ses petites ou grandes imperfections.
Les douleurs
gynécologiques
sont
très représentées. Il s'agira de douleurs pelviennes post-opératoires,
aux douleurs dues aux règles ou lors de rapports sexuels et/ou rebelles
à certains traitements, mais aussi conséquentes à la ménopause ou à
certaines suites de salpingite. Les soins s'axeront autour d'irrigations
vaginales à l'eau chaude (40°) la plupart du temps en bains de siège,
de pulvérisations d'eau minérale sur le col utérin, de mèches de gaze
imbibées d'eau minérale à visée décongestionnante que l'on introduira
dans le vagin, de compresses de boue thermale et abdominales. Il va de soi
que la cure ne pourra être effectuée en phase aigüe d'infection ou en
cas de mycoses génitales associées.
L'appareil digestif
est bien sûr
aussi concerné : les cures de boissons seront couplées à des soins et
à une rééducation nutritionnelle du patient qui viendra en cure pour
des troubles digestifs fonctionnels et sans cause organique identifiée
tels l'obésité, les colites ou rectocolites inflammatoires, les
constipations sévères ou les troubles hépatiques. Il pourra s'agir
d'affections liées à des troubles métaboliques : surpoids consécutif
au diabète ou à l'hyperlipidémie. Sont en revanche
"interdits" de cure les crises de goutte, coliques
néphrétiques récentes ou insuffisances rénales. Pour accompagner les
boissons, bases essentielles de la cure, l'on fera appel à des soins
techniques tels que la douche intestinale ou le goutte à goutte rectal.
En cas d'excès de poids, l'on y associera des dynamiques de groupe
permettant la rééducation du comportement alimentaire, la mise en place
d'un régime adapté et un soutien somme toute psychologique.
Tout ce qui a
trait à la veine peut également être traité en cure thermale. La phlébologie
regroupe notamment toutes les insuffisances veineuses à l'origine des
jambes lourdes, des crampes et des fourmillements. L'indication majeure
sera le traitement des séquelles de phlébite, généralement 4 mois après
l'accident. La maladie variqueuse arrivera en second plan avec ses
troubles cutanées : eczéma, ulcère variqueux, hypodermite. Suivront les
jambes lourdes et les crampes qui, traités à leur début, n'en seront
que plus allégées. Il pourra aussi s'agir d'indications à la fois
veineuses et gynécologiques telle que le lymphoedème présentant des
jambes et des bras gonflés. Les soins : bains de siège et carbogazeux,
aérobains,
bains de boues, douches, massages, associés à des couloirs de marche ou
piscines de déambulation dans lesquelles l'on marchera à contre-courant.
Le draînage manuel des stases veineuses sera le soin par excellence :
pratiqué dans le bain, l'effleurage des membres inférieurs permettra de
décongestionner, d'assouplir les tissus et de diminuer la douleur.
Les affections urinaires liées aux calculs rénaux, les cystites
et les prostatites à répétition feront l'objet de soins thermaux
attentifs, basés sur l'absorption de boissons en quantité jusqu'à 2 à
3 litres par jour en association à des soins d'hydrothérapie.
De même, plus tôt les pathologies cardio-vasculaires bénéficieront
d'une cure thermale, plus les résultats seront satisfaisants. Il s'agira
de l'artérite des membres inférieurs avant le stade des douleurs
permanentes, de l'hypertension, de l'angine de poitrine, de problèmes
circulatoires aux extrémités. Parmi les soins les plus courants : bains,
douches locales, couloirs de marche. L'eau la plus utilisée dans ces cas
étant une eau riche en gaz carbonique.
Des hospitalisations en moyen séjour existent par ailleurs pour les
troubles neurologiques : l'on y mettra à profit les propriétés
apaisantes des eaux de sources pour combattre la raideur et la rétraction
des tendons, notamment en cas de douleurs rebelles telles que névrites,
polynévrites (inflammation des nerfs), douleurs suite à des amputations
ou plus simplement séquelles d'un zona. L'on y traitera bien sûr toutes
les suites et handicaps liés à l'hémiplégie, la paraplégie et la sclérose
en plaques.
Enfin, les affections psychosomatiques font partie des maladies
modernes que la cure thermale peut aisément soulager : anxiété,
spasmophilie, troubles du sommeil avec abus de médicaments, fatigues
chroniques, somatisations diverses, phobies, obsessions ... Dans ce cas,
l'hydrothérapie localisée aux régions de somatisation sera associée à
des séances de relaxation, avec une eau à effet soit tonique soit
apaisant.
Il
est par ailleurs évident que l'environnement et la nature qui bercent les
centres thermaux ne peuvent qu'être bénéfiques à tout traitement de ce
que l'on pourrait appeler la "reprise en main de soi" ...
Les douleurs sont réduites : la médecine thermale agit de façon
efficace sur de nombreuses pathologies. La consommation de médicaments baisse : utilisée en
complément de traitements classiques, les cures thermales constituent une
alternative à l'absorption de médicaments. Mieux-être psychologique
: le thermalisme a également pour avantage de sortir les curistes de leur
contexte habituel et d'agir sur leur qualité de vie et leur psychisme.
Education à l'hygiène de vie et à la prévention : le patient
apprend à vivre au quotidien avec sa maladie et à la gérer de manière
autonome.
21
jours POUR SE SENTIR MIEUX
Une cure est un moment privilégié destiné, durant 3 semaines, à
s'occuper de sa santé loin de chez soi dans un environnement
médicalisé, qui prédispose le patient à intégrer de nouveaux
comportements d'hygiène de vie, de nouvelles règles, notamment
diététiques. Si les soins thermaux constituent l'essentiel du
traitement, l'efficacité de la cure repose aussi sur la qualité du
séjour et la disponibilité psychologique du patient : loin de son
environnement habituel, celui-ci devient un réel acteur de son
traitement. La cure lui offre l'occasion d'une approche plus dynamique et
plus responsable de sa pathologie au quotidien.
Les étapes clés d'une cure
La cure thermale est prescrite par le médecin traitant qui choisit la
station thermale la mieux adaptée au traitement de la pathologie du
patient (composition des eaux, climat). Cette prescription est
indispensable pour bénéficier d'une prise en charge des frais de
cure par l'Assurance maladie. La prescription peut faire l'objet d'une
double orientation pour traiter plusieurs pathologies au cours de la cure.
Avant le début de la cure, le patient rencontre le médecin thermal qui
va lui expliquer les soins adaptés dont il va bénéficier. Au cours de
la cure, le patient se voit dispenser différents soins par jour selon les
orientations et sa pathologie. Ces soins sont réalisés par du
personnel qualifié et spécialisé : hydrothérapeutes,
kinésithérapeutes, infirmières, ... En milieu de cure, le patient
rencontre à nouveau le médecin thermal pour un examen-bilan
intermédiaire. En fin de cure, le médecin et le curiste font le bilan du
séjour, un rapport de cet entretien est transmis au médecin traitant.
Entre 1 et 2 mois suivant la fin de cure, une consultation avec le médecin
traitant permet de faire le point sur l'évolution de la pathologie.
La prise en charge de la cure
Le forfait thermal - correspondant aux soins d'hydrothérapie - est
remboursable à 65% du tarif de base conventionné et à 100% de ce même
tarif en cas d'exonération du ticket modérateur. Le forfait de
surveillance thermale (honoraires médicaux) est remboursable à 70% du
montant forfaitaire fixé et à 100% en cas d'exonération du ticket
modérateur. Vos frais de déplacement et d'hébergement peuvent être
remboursés à hauteur de 65% du forfait de séjour et du billet SNCF
2ème classe A/R. Ce remboursement est accordé aux personnes dont
les ressources annuelles ne dépassent pas le plafond fixé chaque année
par le Ministère de la Santé ou qui sont prises en charge à 100% par
l'Assurance maladie pour une affection de longue durée. Les mutuelles ou
les assurances complémentaires complètent en général ces
remboursements. 18 jours est par ailleurs la durée impérative pour que
la cure fasse l'objet d'un remboursement.
Les bénéfices de la cure
Les premières sensations sont généralement de l'ordre du bien-être :
détente, apaisement de tensions, d'irritations. Mais les bénéfices
réels ne sont pas immédiats, les soins agissent au contact et aussi en
profondeur sur le terrain sensible, le métabolisme. Par conséquent, le
patient ne doit pas se décourager si, pendant sa cure, il ressent de la
fatigue, voire même une augmentation passagère de ses douleurs. En
revanche, quelle que soit la maladie traitée, plusieurs semaines après
la cure et pendant 6 à 8 mois en moyenne, les douleurs vont
continuer à diminuer en intensité, ainsi que la consommation de
médicaments. La cure ne provoque par ailleurs aucun effet secondaire.
Au delà du traitement, la prévention
Si le soulagement procuré est indéniable,
il est aussi fondamental que le patient apprenne à vivre avec sa maladie
au jour le jour. La plupart des établissements thermaux offrent
désormais des ateliers de sensibilisation et de prévention,
proposant des recettes simples et efficaces à reproduire chez soi, après
la cure. Ainsi se sont développées les écoles du dos, de diététique
et autres apprentissages du mieux vivre au quotidien.
Les enfants ET
LE THERMALISME
Nous l'avons vu, les affections
des voies respiratoires et les cures thermales associées touchent
de très près les enfants. Il s'agit des rhinites et rhinosinusites
allergiques ou infectieuses, des rhinopharyngites et angines récidivantes,
des otites aigües ou chroniques, des otites séreuses, de l'asthme, des
bronchites asthmatiformes ou à répétition, de la toux spasmodique ou de
la dilatation des bronches. Dans tous ces cas, la cure sera généralement
prescrite à partir de l'âge de 3 ans.
Les maladies de peau concernent aussi l'enfant : ce sera l'eczéma
du nourrisson et de l'enfant, seul ou associé à l'asthme ou à un phénomène
allergique (dès l'âge de 5 à 6 mois), le psoriasis et les séquelles
consécutives à des brûlures.
La cure thermale est aussi là pour aider au développement de l'enfant
ou de l'adolescent et contre-carrer certains troubles tels les retards
de croissance, la consolidation de fractures, l'instabilité motrice mais
aussi ... l'énurésie ou l'incontinence nocturne. Pour le traitement du
"pipi au lit", l'enfant sera accueilli à partir de l'âge de 6
ans. La cure varie de 3 semaines à 3 mois. La prise en charge globale du
problème s'accompagnera de cures de boisson biquotidiennes, de
bains et de douches, de rééducation mictionnelle, d'éducation sanitaire
et de soutien psychologique visant à dédramatiser la maladie.
De manière générale, le bénéfice thermal recherché est l'amélioration
de la qualité de vie pour l'enfant et son entourage. Il n'est pas
rare en effet que des affections à répétition deviennent peu à peu préjudiciables
à la scolarité et à l'équilibre de l'enfant, tout comme elles peuvent
être source de stress et de fatigue pour les parents.
De même, les cures n'excluent pas l'association de traitements médicaux
mais visent à en diminuer leur utilisation. L'eau minérale et ses dérivés
auront surtout pour efficacité de protéger l'enfant de futures et
nouvelles agressions ou poussées.
De nombreux centres proposent des cures pédiatriques spécifiques d'un
minimum de 18 jours pour une pleine efficacité du séjour : ce sont les Maisons
d'Enfants qui offrent toute l'année des soins attentifs et spécifiques,
dans un environnement de calme et de détente, que l'on recherchera
surtout au printemps ou à l'automne, voire pendant les mois de mai et de
juin pour les plus petits. Les adolescents, eux, préfèreront l'été
pour les loisirs que ces maisons proposent.
Les centres organisent des séjours pendant lesquels les enfants sont
suivis d'un point de vue scolaire, avec un enseignement adapté aux nécessités
du traitement. Les classes thermales ont pour objectif d'assurer la
continuité tout en aidant l'enfant à se repositionner et à mieux s'intégrer
au sein du groupe malgré son handicap. Les résultats obtenus sont des
plus encourageants.
Enfin, pas d'inquiétude : vous pourrez rester avec votre enfant si vous
le souhaitez. Pour ce faire, il suffit d'opter pour un séjour en cure
libre et de réserver votre hébergement ...
Pour tout renseignement, le CETTE ou Centre d'Etude sur la Thérapeutique,
le Thermalisme et l'Enfant, regroupe tous les renseignements concernant
les stations et les soins proposés : www.cette.org.
La remise en forme DE
1 A 6 JOURS ET +
Stress, fatigue, douleurs, nerfs à fleur de peau, kilos en trop ...
Tous ces maux - et bien d'autres - trouvent aussi leur solution dans les
eaux minérales des stations thermales. A côté des cures thermales de 3
semaines prises en charge par la Sécurité sociale, la remise en forme a
pris toute sa place dans les stations. Son but : prévenir ou retarder
l'apparition de certains problèmes de santé grâce aux soins thermaux.
Bains, douches, applications de boue, massages sous l'eau, ... autant de
prestations bénéficiant d'une forte tradition médicale qui a fait ses
preuves.
Remise en forme, sous quelles formes ?
La remise en forme se décline selon plusieurs formules : des forfaits
découverte sur un week-end ou une semaine, avec un nombre de soins
quotidiens, accompagné de prestations complémentaires collectives
(aquagym, sophrologie) ou individuelles (massages, soins esthétiques).
Les forfaits soins d'une semaine sont le plus souvent ciblés sur un
thème : anti-stress, minceur, jambes lourdes, dos, cure post-natale, ...
Autre possibilité : des soins thermaux à la carte achetés à
l'unité, en packages ou sur abonnement par une clientèle de proximité
qui fréquente les lieux après sa journée de travail, en fin
d'après-midi ou le week-end.
A noter que la remise en forme thermale classique fonctionne bien lorsque
ses adeptes ne sont pas mêlés aux curistes du thermalisme médical.
Quant aux effets de cette remise en forme, ils sont au moins aussi
intéressants en milieu thermal qu'en thalassothérapie.
Des armes de prévention
Ces soins sont le plus souvent associés à l'apprentissage d'une
bonne hygiène de vie, par des activités comprises dans les forfaits
proposés ou en option : conférences sur l'alimentation, suivi
diététique, pratique d'exercices physiques (gym, aquagym) ou prise de
conscience du schéma corporel (yoga, sophrologie). Autant d'armes de
prévention favorables au maintien d'une bonne santé et de son
potentiel de vitalité.
Des stations actives
Même si elle ne représente, pour le moment, que
10% de l'activité globale du thermalisme, la remise en forme thermale se
développe lentement mais sûrement. Dans certaines stations, les soins
thermaux sont même autant mobilisés, parfois plus, pour les besoins de
la remise en forme que pour ceux du thermalisme traditionnel.
Cela est vrai, entre autres, à Evian, Vittel, Castelbajoux, Saint-Gervais,
Aulus-les-Bains, La Chaldette et Saint-Lary. Il ne se passe
pas une saison sans voir la création d'un nouvel espace voué à la
remise en forme thermale. Pour la saison 2005, 2 centres se sont ouverts au
public : le Spa de Brides-les-Bains, selon une formule originale
composée d'un ensemble de cabines voué aux soins individuels, soins
thermaux et soins esthétiques conçus pour compléter la cure minceur; le
centre thermoludique de Saint-Lary, dans un décor naturel de roche
granitique, où l'on retrouve les activités à la fois ludiques et de
remise en forme du thermoludisme (bassins animés de geysers, cols de
cygne, bains à remous, complétés de jacuzzis, hammam, sauna,
...).
Sport et balnéo thermale
La remise en forme thermale touche désormais une clientèle jeune,
active, sportive, notamment dans les stations de montagne où sont
proposés des week-ends ou des semaines de ski, varappe, randonnée, etc,
associés à une remise en forme en fin d'après-midi, après les
journées consacrées au sport. Que dire de l'effet sur des muscles
contractés d'un bain hydromassant ou d'un modelage sous une rampe d'eau
thermale chaude ... après l'effort, le réconfort !
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N'oubliez
pas de consulter l'actualité des centres.
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NOUVEAUTES
2006 : 2 SEMAINES DE prévention santé
Les temps changent : nous nous soignons aujourd'hui autrement
avec des médicaments plus performants. Mais nous vivons aussi plus
longtemps. Pour préserver au mieux notre capital santé, nous avons
besoin de méthodes préventives susceptibles de réduire au mieux
les effets de l'âge avant que ceux-ci ne se transforment en maladie
: combattre les raideurs et douleurs articulaires, maintenir les
capacités pulmonaires à un bon niveau, assainir et hydrater la
peau en profondeur, atténuer les problèmes de jambes lourdes,
lutter contre la tendance au surpoids ou à l'humeur morose. Une des
solutions pour y parvenir réside dans une nouvelle habitude à
prendre : adopter les séjours de prévention santé tels qu'ils
sont mis en place dans la grande majorité des établissements
thermaux. Les séjours de santé ou de remise en santé
s'étalent désormais sur 2 semaines, non pris en charge par
l'Assurance maladie. Selon les stations, des soins complémentaires
aux soins thermaux peuvent être proposés.
Définition d'un séjour santé
"Un séjour de remise en santé est un séjour de 6 jours
minimum traitant les indications médicales de la station et donnant
lieu à au moins une visite obligatoire en début de séjour chez un
médecin thermal de la station. D'une durée inférieure aux 3
semaines de la cure thermale traditionnelle, il n'est pas soumis à
prescription et n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Il
s'adresse aux personnes ne disposant pas de 3 semaines consécutives
à consacrer à leur santé ainsi qu'aux personnes souhaitant
prévenir la chronicité d'une affection".
Une expérience unique vécue sur 2 semaines
La thermale de France à Dax a instauré pour la saison dernière un
séjour santé orientation rhumatologie sur 2 semaines, regroupant
60 soins. Plus de 300 personnes ont pu en bénéficier.
Quel type de clientèle a-t-elle été intéressée ?
80% des curistes n'étaient pas des clients habituels du
thermalisme. Soit plus jeunes, soit plus âgés que la moyenne des
clients. Ils ont choisi cette cure sur le critère "temps"
: ce qui importe en premier lieu est de se soigner en y consacrant
pas plus de 15 jours.
Pour quels bénéfices ?
Les bénéfices physiques semblent très bons. Cette cure
comprend 60 soins thermaux sur 2 semaines, à comparer aux 72 soins
effectués dans une cure traditionnelle de 3 semaines. L'avantage
est la personnalisation : le médecin prescripteur peut panacher les
soins en fonction des besoins de chacun, ce qui est impossible dans
une cure remboursée par l'Assurance maladie.
Par expérience, nous savons que deux cures thermales de 10 jours
sur 1 année ont une efficacité équivalente, voire supérieure à
une cure traditionnelle de 3 semaines. Les effets d'une cure
traditionnelle se manifestent sur les 6 mois qui suivent la cure
puis ils s'épuisent dans le temps. Faire 2 fois 10 jours de cure en
l'espace de 4 à 6 mois permet alors de répartir l'efficacité
thermale sur toute une année. En revanche, les cures médicales d'1
semaine paraissent courtes pour produire un vrai résultat
thérapeutique mais cela permet à certains de découvrir cette
approche et de les inciter à revenir pour 2 semaines.
Allez-vous continuer cette expérience ?
Oui, comme tous les sites Accor Thalassa cette saison. Cette
thérapeutique est en train d'ouvrir un champ. Il est par exemple
possible d'améliorer certains soins, comme faire passer le massage
conventionnel de 10 à 20 minutes mais également de proposer des
nouveaux soins pour des résultats meilleurs.
Questions à Denis Veyrier, DG
Thermale de France Dax.
|
Le thermoludisme EN
PLEIN DEVELOPPEMENT
Depuis quelques années, on peut profiter de l'eau thermale en faisant
une cure de remise en forme dans un centre thermoludique. Celui-ci répond
à 3 principaux critères :
- l'eau du bassin ou des deux bassins (extérieur et intérieur)
est une eau minérale émergeant d'une source ou d'un forage situé sur
place; cette eau minérale, même si elle a subi des traitements
d'assainissement nécessaires pour un usage en piscine (ajout de chlore)
n'a pas perdu son identité minérale originale;
- l'accès à cette piscine thermale se fait sans certificat
médical, sans obligation de soins annexes ou de séjour dans un hôtel à
proximité,
- on varie les plaisirs de l'eau grâce à des équipements
particuliers : buses de massage, lits à bulles, cols de cygne, cascades,
ainsi que jacuzzi, sauna, hammam.
Cette formule plaît beaucoup. A Casteljaloux, par exemple, avec plus de
70 000 entrées la saison dernière, le thermoludisme a touché une clientèle
plus jeune que le thermalisme médical et a intéressé ceux qui se
déplacent pour de courts séjours. Cette activité séduit bien sûr la
clientèle de proximité. Au-delà du plateau technique que le
thermoludisme propose (bassins intérieur et extérieur animés de jeux
d'eau), il permet d'appréhender les bienfaits des eaux thermales dans
leur diversité.
Les soins DU
THERMALISME
Les techniques variées de la médecine thermale sont bien souvent
l'aboutissement d'une tradition ancienne, enrichie par les apports de la
recherche scientifique et médicale. Elles sont aujourd'hui codifiées
pour assurer leur qualité thérapeutique. Certaines stations ont
conservé une spécialité qui fait leur réputation.
Les douches
Le doucheur dirige de l'eau thermale sur le corps ou la zone à
traiter et règle le débit, la pression, la température, selon l'effet
recherché. En jet : l'eau masse et stimule en profondeur. En gouttelettes
: elle réalise un micro-massage superficiel. En bouillons : elle a une
action anti-spasmodique. Selon les différentes douches, le patient est
debout, assis ou allongé. Plusieurs buses peuvent être couplées pour
stimuler de larges surfaces.
Les bains
Le bain peut être donné chaud ou tiède, l'effet recherché est
sédatif et antalgique. On baigne le corps entier ou juste une partie.
L'immersion dans l'eau chaude apporte une sensation immédiate de
décontraction. Différentes pratiques complètent un simple bain : l'aérobain
où l'on crée des bulles en injectant dans l'eau de l'air sous pression,
l'effet bouillonnant produit libère les gaz thermaux et augmente la
relaxation musculaire et générale; l'hydromassage où il s'agit
d'envoyer de l'eau thermale sous pression par des orifices dans les parois
de la baignoire pour masser en douceur les zones douloureuses.
Les massages
Les massages manuels sont réalisés sur la peau sèche ou sous une
pluie d'eau thermale appelée affusion. Ils ont des effets très
différents selon les manipulations effectuées : effleurage, vibration,
percussion, pétrissage. Ils peuvent être décontractants, relaxants,
tonifiants, hydratants, raffermissants, circulatoires, anti-cellulite.
Leurs objectifs : mobiliser un muscle, stimuler le flux sanguin, relaxer
le système nerveux, diminuer des points de tension, étirer, assouplir
...
Les applications locales et illutations
Boues, argiles ou algues et eau thermale : on réunit des éléments
très riches en oligo-éléments en une pâte chaude pour couvrir une
partie du corps (enveloppée dans des linges pour les cataplasmes). Ces
applications ont la qualité de garder longtemps la chaleur. Il s'ensuit
une vaso-dilatation locale décongestionnante et une sudation importante
desintoxiquante. Les principes actifs pénètrent particulièrement bien
et les raideurs et contractures sont détendues. Les compresses d'eau
thermale maintiennent quant à elle un contact prolongé entre l'eau et la
peau pour une action émolliente, cicatrisante.
Les humages et aérosols
Ces différentes techniques permettent de véhiculer les principes
actifs des eaux thermales jusque sur les muqueuses des fosses nasales, de
la trachée, des bronches, afin de calmer les inflammations, les
irritations, laver les sécrétions, renforcer la tonicité des tissus
fragilisés, améliorer la perméabilité des trompes d'Eustache. En
jouant avec l'inclinaison de la tête, la déglutition, la respiration et
différentes formes de l'eau (vapeur, brouillard, gouttelettes, filets
d'eau), la pénétration est plus ou moins profonde dans l'appareil
respiratoire.
La
cure de boisson
C'est le soin essentiel des maladies urinaires, digestives ou
métaboliques (goutte, diabète, calculs, surcharge pondérale). Elle
accroît le volume urinaire, normalise les sécrétions gastriques,
stimule certains récepteurs hormonaux (digestion). Elle apporte à
l'organisme des oligo-éléments qui agissent sur l'état général en
complément des autres soins. La quantité d'eau à intégrer
quotidiennement varie de 100 à 300 ml en moyenne et peut aller jusqu'à 3
litres, en 3 ou 4 prises environ qui sont décrites dans la prescription
médicale : debout, couché, avant les repas ...
La rééducation en piscine
Elle se fait dans des piscines d'eau thermale équipées du matériel
de support et de maintien (barres, coussins, accessoires) nécessaire à
la réalisation des mouvements que le kinésithérapeute fait exécuter.
Cette rééducation s'adresse particulièrement aux rhumatisants et aux
porteurs de séquelles de traumatismes. Dans l'eau chaude, le corps
allégé effectue plus facilement les mouvements difficiles à réaliser
dans l'atmosphère, plus d'amplitude, plus de souplesse, plus
d'équilibre, moins de douleurs. Les bains en piscine offrent d'autres
possibilités : aquagym, bassin de marche, relaxation.
La prise en charge DU
THERMALISME
La cure thermale peut être prise en charge à environ 65% et
au-delà par les caisses d'assurance maladie si celle-ci fait l'objet
d'une prescription médicale. Elle est généralement d'une durée
de 3 semaines ou 18 jours.
Cette
prise en charge est strictement administrative et ne fait plus
l'objet d'une entente préalable comme ce fut le cas auparavant, même si
les caisses ont encore possibilité de contrôler les prescriptions ou d'étudier
de près les dossiers relatifs à des cures avec hospitalisation, qui se déroulent
à l'étranger ou liées à un accident, voire à une maladie
professionnelle. Si la prise en charge est refusée, il peut être demandé
un recours gracieux.
Le médecin est quant à lui tenu de proposer une cure dans un centre au
plus près de son patient, avec une orientation thérapeutique et une
station devant obligatoirement figurer sur la liste des centres et
prestations agréées. A savoir toutefois : pour une même orientation thérapeutique,
une seule cure est accordée par an. Et pour les personnes souffrant de
plusieurs affections, seules les deux principales sont prises en compte.
L'imprimé doit être adressé au contrôle médical de l'organisme
d'assurance maladie, accompagné de toutes les pièces justificatives
demandées. Cette demande de prise en charge doit être réalisée au
plus tard 21 jours (hors délais de poste) avant la date de départ en
cure. La réponse comprend l'accord de cure thermale et précise les
prestations accordées. Sont considérées comme des prestations légales
les honoraires médicaux, le traitement thermal et les pratiques médicales
complémentaires. Les prestations supplémentaires concernent les
frais de séjour, les frais de déplacement et les indemnités journalières.
Nombre de centres pratiquent aujourd'hui le tiers payant, ce qui évite
à l'assuré d'avancer tout ou partie des frais de traitement. Hormis le
cas des affections de longue durée prises à 100% en charge, le plafond
des ressources comprend le salaire net imposable et l'ensemble des
ressources perçus entre le 1er janvier et le 31 décembre.
Lorsque le curiste est arrivé à la station, il rencontre le médecin
thermal qui, en fonction du dossier médical, établit l'ordonnance
des soins. Ce médecin suit le curiste pendant et à la fin de la cure,
tandis que le patient - muni de sandales en plastique obligatoires, d'un
bonnet de bain ou de douche et d'un maillot de bain - bénéficie des
soins le matin et consacre ses après-midi à la remise en forme.
Les enjeux DU
THERMALISME
Selon l'étude réalisée par Ipsos Santé pour le
CNETh, une grande
majorité de français déclare mal connaître la médecine thermale, que
ce soit en ce qui concerne ses bénéfices (74%), les pathologies pour
lesquelles il est conseillé de suivre un traitement (75%) ou encore le
coût d'un traitement thermal (82%). En mai 2004, les établissements
thermaux français ont ainsi ouvert leurs portes au grand-public à
l'occasion de l'opération "Printemps du Thermalisme".
Cet événement, destiné à favoriser la rencontre entre le public et les
spécialistes de la médecine thermale (accueil du public au coeur des
établissements, visites guidées) a remporté un vif succès, avec une
moyenne de 220 personnes accueillies au sein de chaque établissement.
Forte d'une première édition encourageante, l'opération sera reconduite
du 30 avril au 8 mai 2005 avec pour fil conducteur la thématique
"le thermalisme fête l'enfance".
Réintroduit dans le cursus obligatoire des études médicales après plus
de 20 ans d'absence, l'enseignement de l'hydrologie reste cependant
modeste. Si tous les médecins sont désormais sensibilisés aux
traitements par l'eau, la cure thermale reste encore 9 fois sur 10 demandée par le patient. Bien que largement recommandées par les
associations de malades comme l'association Asthme, l'association France
Parkinson ou la Ligue Française contre la sclérose en plaques, les cures
thermales sont encore souvent prescrites comme solution de dernier
recours, après maints essais de médicaments. Or, loin de concurrencer la
pratique médicale dite traditionnelle, le thermalisme lui est
complémentaire, notamment par sa prise en compte des aspects
psychothérapeutiques et son absence d'effets secondaires.
Apporter la preuve scientifique du Service Médical Rendu - SMR -
par le thermalisme est par ailleurs un enjeu majeur puisque seuls les
traitements démontrant leur SMR continueront à bénéficier d'un
remboursement par la Sécurité sociale. Les traitements dits de confort
seront quant à eux désormais à la charge des malades. Les
établissements thermaux ont déjà, à de multiples reprises, mené des
études afin de quantifier et de qualifier les effets du thermalisme. 259
travaux de ce type ont été recensés au cours des 18 dernières années.
Validé par les Pouvoirs publics, un groupe d'experts en
méthodologie médicale nommé par les Caisses d'assurance maladie et la
Profession, a pour mission de valider une partie de ces travaux, mais
également les prochaines études qui seront menées par le CNETh. Plus
globales, elles seront réalisées conjointement dans plusieurs stations
thermales et dans le cadre du traitement de pathologies identiques.

Les missions DU
CNETH
Organisme né de la fusion en 2002 des syndicats professionnels, le
Conseil National des Exploitants Thermaux regroupe l'ensemble des
établissements thermaux français. Sa vocation est de travailler, en
cohérence avec les Pouvoirs publics, à la modernisation et à
l'amélioration de la médecine thermale. Ses missions : défendre les
intérêts des établissements thermaux dans leurs relations avec l'Etat,
leurs Tutelles et l'Assurance maladie; diffuser une information
pédagogique autour du thermalisme et ses différents bienfaits; mener à
bien les études permettant de valider scientifiquement le SMR des cures;
communiquer davantage auprès de la communauté médicale afin que la
prescription d'une cure thermale ne reste pas la solution de dernier
recours. www.france-thermale.org.
S.V. Beauté
Conseils Infos.
03-05/06.
D'après informations dossiers
de presse Thermalies 2005-2006, CNETh et Eurothermes. Photos Auvergne
Thermale, Thermes d'Allevard, Thermes de Dax.
Impact
Médecine
LE GUIDE DU THERMALISME
Le Guide du Thermalisme, édité par le groupe Impact Médecine, Paris
8ème, est le guide officiel des stations thermales françaises. Il a
été réalisé en collaboration avec les offices de tourisme et syndicats
d'initiative, fédérations thermales, syndicats professionnels, caisses
de Sécurité sociale, municipalités et établissements thermaux, ce qui
lui confère un contenu riche et de qualité : il répertorie
toutes les stations thermales, décrit les grandes orientations
thérapeutiques et traite des cures de prévention ou de remise en forme,
aborde les aspects pratiques du thermalisme, ses enjeux et ses nouveaux
défis. 294 pages. Prix 15 €.
Beauté
Conseils Infos.
03-05.
Résultats PAR
PATHOLOGIE
Avec les Stations Thermales des
Hautes Pyrénées
- Traitement du lymphoedème du bras à
Argelès
- Troubles psychosomatiques à Bagnères-de-Bigorre
- La fibromyalgie à Barèges Barzun
- La sciatique à Beaucens-les-Bains
- La cure en rhumatologie de Saint-Lary Soulan
- Perte de poids durable à Capvern-les-Bains
- Cure ORL salutaire pour les enfants à Cauterets
- Douleurs gynéco soulagées à Luz-Saint-Sauveur
TRAITEMENT
DU lymphoedeme
A la suite d'une intervention chirurgicale pour
cancer du sein, le chirurgien pratique souvent un curage des ganglions
axillaires sous le bras du côté opéré, ceci afin de prévenir
d'éventuelles métastases. La circulation lymphatique est alors
perturbée. Il en résulte bien souvent un empâtement du bras, une gêne,
une sensation de lourdeur au niveau de l'épaule, voire un lymphoedème du
bras appelé "gros bras". Celui-ci gonfle et est difficilement
résorbable par les séances de drainage lymphatique manuel. Les soins
thermaux permettent une résorption des lymphoedèmes et une diminution
des sensations de douleur et de lourdeur.
Avez-vous développé des soins spécifiques pour cette affection ?
Nous avons fait fabriquer une coque spéciale pour pratiquer des
aérobains du bras malade : bain d'eau thermale dans lequel est insufflé
de l'air pour augmenter la pression de l'eau. Les soins spécifiques
comprennent un drainage du bras sous eau thermale durant 20 minutes, le
kiné réalisant une pressothérapie manuelle du poignet à l'épaule; un
aérobain du bras et des compresses d'eau thermale pendant 15 minutes.
Quels sont les résultats de cette prise en charge ?
Le soulagement et la diminution du diamètre du bras sont évidents en
fin de cure. Nous avons aussi constaté que les effets positifs de la cure
duraient plus longtemps que le drainage manuel habituellement pratiqué en ville.
Questions au Docteur P. Bergugnat, phlébologue à Argelès
TROUBLES psychosomatiques
Une étude lancée il y a 2 ans à
Bagnères-de-Bigorre démontre que la cure thermale est une
alternative efficace aux anxiolytiques traitant les troubles anxieux
généralisés.
Quelle place pour une cure des troubles anxieux ?
Il s'agit d'une méthode thérapeutique qui réunit deux éléments
complémentaires : les pratiques thermales avec des eaux magnésiennes aux
effets sédatifs sur le système nerveux et la relation médecin-malade
qui est elle-même une relation psychothérapeutique.
Le caractère de la relation avec le malade ?
Toute relation d'un malade avec son médecin est d'ordre psy. Mais
ici, le malade vient chercher une relation particulière: il est prêt à
s'ouvrir au praticien qui le suit tout au long de la cure alors qu'il n'a pas
forcément le même comportement avec son médecin traitant. Un médecin
thermal voit chaque patient 3 fois, mais en psychosomatique, les patients
sont souvent plus demandeurs. Nous pouvons les voir 4 ou 5 fois en 3
semaines. Cela nous permet d'établir un diagnostic précis.
Pour quels résultats ?
Ce sont des personnes peu médiquées, en majorité des femmes qui
recherchent cette thérapie annuelle douce pour apaiser une angoisse ou
des troubles liés à un dysfonctionnement thyroïdien ou à la période
de la ménopause. Aux soins thermaux et à la relation médecin-malade
s'ajoutent les effets bénéfiques de prestations complémentaires
relaxantes comme la sophrologie. Ces patients arrivent très tendus et
repartent avec une sensation de fatigue tout à fait normale. En fait, ils
sont psychologiquement bien "redopés".
Questions au Docteur JY. Celma, médecin à Bagnère-de-Bigorre
LA fibromyalgie
La fibromyalgie est une affection méconnue qui touche plus d'1 million de
personnes en France et qui est caractérisée par des symptômes
chroniques : douleurs diffuses et multiples au niveau des tendons de
certains muscles, si diffuses que certains malades affirment avoir mal
partout. Fatigue également quasi permanente et troubles du sommeil, celui-ci étant
parasité par de nombreux micro-réveils perturbant l'organisme. Cette
maladie, qui ne peut être établie par aucun examen biologique ou
radiologique, est souvent méconnue du corps médical et difficile à
soigner. Les traitements anti-inflammatoires et antalgiques ont une
influence limitée sur les symptômes et ne sont pas sans effets
secondaires indésirables. La conjugaison de soins thermaux diversifiés
et d'un soutien psychologique soulage de façon durable la plupart des
malades.
Comment en est-on venu à traiter la fibromyalgie à Barèges ?
L'effet relaxant et antalgique des eaux de Barèges sur la
micro-circulation est connu depuis longtemps. D'où l'idée de prendre en
charge la fibromyalgie qui a, elle aussi, une composante
micro-circulatoire. Sans focaliser sur une technique particulière, nous
avons réhabilité la grande douche au jet que certains déconseillent. Ce
soin, trop souvent banalisé, n'est pas un simple arrosage mais une
technique à part entière. Le jet doit être plus ou moins brisé selon
les zones touchées. Par ses mouvements, le thérapeute doit avoir une
action percutante sur certaines zones ou effleurante sur d'autres.
Pour quels résultats ?
La plupart des malades trouvent ce soin indispensable. Mais c'est
l'ensemble des soins thermaux qui apporte un grand soulagement : les
bains, les applications de boues à base de la fameuse Barégine, la
mobilisation en piscine permettant une rédaptation progressive à
l'effort, la relaxation pour contrôler la douleur, une prise en charge
psychologique ainsi que des sorties accompagnées 2 fois par semaine. Au
total, 75% des curistes au minimum se disent soulagés de leurs douleurs
et nombre d'entre eux reviennent l'année suivante.
Questions au Docteur M. Nicollet, conseiller médical à Barèges
TRAITEMENT DE LA sciatique
Bains simples et aérogazeux, douches sous-marines,
rééducation en piscine, relaxation viennent à bout des douleurs
rhumatismales, et en particulier des douleurs rachidiennes comme les
sciatiques. Prise en boisson, l'eau thermale permet par ailleurs
d'excellentes cures de diurèse qui renforcent l'efficacité des soins
corporels.
Des patients réellement soulagés
La sciatique est une des bonnes indications de la station de Beaucens.
Les curistes arrivent en souffrant et repartent véritablement soulagés
pendant de longs mois, notamment ceux qui n'ont pas été améliorés par
les moyens classiques. La preuve, ils reviennent souvent comme ce
patient se plaignant de n'être plus suffisamment soulagé par les
traitements médicamenteux. La cure s'avère également un complément
indispensable pour traiter des séquelles douloureuses post-chirurgicales.
Avis du Docteur LC. Gauthier, médecin thermal à Beaucens
CURE CLASSIQUE EN rhumatologie
Arthrose, séquelles d'arthrite, tendinites,
sciatiques, séquelles de traumatismes .... les affections rhumatologiques
les plus courantes sont traitées dans les infrastructures de pointe du
centre thermal de Saint-Lary Soulan. Toutes les affections et non une
pathologie en particulier car il s'agit d'une approche globale.
Qu'apporte cette cure thermale classique ?
Il n'y a pas de spécificité médicale dès lors qu'il n'y a pas de
matériel médical adapté à une pathologie précise. Le thermalisme est
une médecine globale qui met en jeu 3 éléments agissant sur les
patients : les soins sont choisis par le médecin en rapport avec la
pathologie de chacun, l'éviction du patient de son milieu habituel est
important, de même q'il rencontre d'autres personnes ayant les mêmes
problèmes. Tout l'entourage lui apprend donc à gérer sa maladie et à
vivre avec. La cure climatique propre aux stations d'altitude apporte
quant à elle des bienfaits supplémentaires. Un sujet qui vit en plaine a
une disponibilité en oxygène beaucoup moins importante qu'en montagne.
Lorsqu'il vient séjourner en altitude, son organisme s'adapte et fabrique
des globules rouges transporteurs d'oxygène, ce qui va augmenter ses
performances cardiaques. C'est pour cette raison que les sportifs dont des
entraînements à la montagne. De plus, on respire ici un air dénué
d'allergènes majeurs, ce qui améliore le seuil allergique de certaines
personnes.
Les effets propres au centre de Saint-Lary ?
Le soufre présent dans les eaux agit au niveau articulaire, notamment
dans le cartilage. De manière générale, l'action mécanique et thermale
(la chaleur) représente 80% des résultats et l'action chimique (la
qualité de l'eau) 20%.
Questions au Docteur J. Garcia, médecin à Saint-Lary Soulan
Perte de
poids
DURABLE
Capvern-les-Bains est une des rares stations à
proposer une cure de boisson à domicile : tous les matins, l'eau thermale
fraîchement embouteillée est déposée dans la chambre de chaque curiste
qui bénéficie ainsi des vertus diurétiques en position allongée. Cette
eau a bénéficié de travaux de recherche qui ont établi son action
positive sur la fonction rénale d'élimination, la diminution du mauvais
cholestérol et le métabolisme des graisses. Grâce à la cure de boisson
et aux soins thermaux, les patients souffrant d'obésité ou de simple
surcharge pondérale perdent du poids en douceur au long des 3 semaines de
cure.
Quelle prise en charge ?
Aux soins thermaux s'ajoutent des prestations complémentaires pour
une prise en charge globale. La diététicienne assure un suivi par des
conseils alimentaires individuels et l'organisation d'ateliers-cuisine
qui mettent en jeu les restaurateurs de la station. Un accent est mis sur
l'activité physique, avec une activité quotidienne en fonction des
goûts de chacun : marche, vélo, gym en piscine. Cela permet de surmonter
la tendance à la sédentarité. Les séances de relaxation et/ou de
sophrologie aident par ailleurs les gens à se réconcilier avec leurs corps et à
reconsidérer le rôle de la nourriture qui ne doit pas servir de recours
aux problèmes psychologiques.
Quels résultats peut-on espérer ?
Nous observons une perte de poids de 5 à 9 kilos en 3 semaines.
Pesés sur une balance à impédancemétrie, les patients constatent que
s'ils perdent "seulement" 4 ou 5 kilos, c'est surtout la graisse qu'ils
perdent tout en fabriquant du muscle grâce aux activités physiques. Ceux
qui perdent plus, en réalité, se font violence sur leur régime et
bougent beaucoup plus. Ce qui risque de ne pas être poursuivi à long
terme ! La cure est un starter, on apprend à se rééduquer, il faut
ensuite continuer de retour chez soi. Quant au suivi, nous faisons un
courrier au médecin prescripteur en soulignant les dates pièges : dates
anniversaires, périodes de fin d'année. Les curistes peuvent nous
recontacter pour des conseils. Une bonne moitié d'entre eux revient en
cure régulièrement.
Question au Docteur G. Chauvet, médecin thermal à Capvern
Cure ORL
SALUTAIRE POUR LES ENFANTS
Le climat de montagne de Cauterets en fait un lieu de séjour idéal pour
les enfants à partir de 3 ans. Les jeunes curistes peuvent être
accompagnés de leurs parents ou être accueillis pendant les vacances
scolaires dans des maisons d'enfants agréées par la Sécurité sociale,
ce qui permet la prise en charge des frais de séjour, des soins
individuels et du suivi médical.
Au moment où la pollution multiplie les troubles ORL d'origine
infectieuse ou allergique, et où les antibiotiques surconsommés
s'avèrent moins efficaces et non dénués d'effets secondaires, les
enfants ont tout à gagner à suivre une cure ORL dans une station
thermale.
Pourquoi prescrivez-vous des cures thermales ?
Le thermalisme a un formidable impact sur les pathologies ORL grâce
à deux éléments simples : l'effet direct des eaux sur les muqueuses
(celles-ci les nettoient et réactivent les défenses immunitaires de
l'appareil respiratoire) et l'isolement de l'individu qui s'occupe enfin
de lui et de sa santé.
Les cures ORL pour les enfants permettent une meilleure respiration nasale
qui s'avère importante chez l'enfant car, lorsque la sphère nasale est
encombrée, celle-ci peut induire une inflammation chronique de l'oreille,
autrement dit des otites séreuses récidivantes. Cela permet aussi de
bien humidifier le pharynx et d'éviter de respirer par la bouche, ce qui
entraîne des problèmes d'angine ou de pharyngite réactionnelle. Chez
les enfants à terrain allergique, les oligo-éléments des eaux thermales
ont un impact salutaire en augmentant les défenses immunitaires de la
sphère naso-pharyngée et de tout l'appareil respiratoire.
Question au Docteur J.
Abitbol, ORL et phoniatre à Paris
DOULEURS
gynécologiques
SOULAGEES
Les affections gynécologiques n'entrent que pour 2% dans les indications
du thermalisme. Pourtant, elles méritent une place plus importante car
une des actions majeures de la crénothérapie est de soulager les
douleurs. La sphère gynécologique est pourvoyeuse de douleurs diverses
qui ne sont pas toujours résolues par les antalgiques : algies
pelviennes, périnéales, endométriose, suites de chirurgie après cancer
du col de l'utérus ou de l'endomètre. Ces douleurs ont le plus souvent
des composantes psycho-socio-affectives. Ce sont autant de facteurs qu'une
cure thermale prend en charge avec succès, sur Luz-Saint-Sauveur
notamment, qui plus est en restituant une bonne qualité de vie.
Existe-t-il des soins spécifiques ?
A côté des soins classiques tels que bains simples ou aérogazeux,
douche périnéale, il existe la columnisation. Il s'agit d'un
tamponnement vaginal réalisé à l'aide d'une simple gaze imbibée d'eau
thermale. Celle-ci demeure dans le vagin pendant 3 à 4 heures, période
pendant laquelle la patiente reste allongée, au repos. C'est la thérapie
de base des algies pelviennes, celle qui apporte la plus nette
amélioration. La muqueuse vaginale s'assouplit et est plus riche en
sécrétions. L'eau thermale contient de la Barégine dont l'activité est
très intéressante au niveau des muqueuses car elle contient des
substances anti-inflammatoires et cicatrisantes.
Pour quels cas recommandez-vous la cure ?
La première indication est l'algie pelvienne liée soit à la chirurgie,
soit à la radiothérapie ou curiethérapie, voire à l'endométriose. Ces
affections sont complexes car elles sont à la fois somatiques et
psychologiques. La prise en charge globale en milieu thermal leur convient
bien. Une autre indication, la période autour de la ménopause qui
s'avère anxiogène chez nombre de femmes. La cure est d'autant plus
intéressante que le traitement hormonal est aujourd'hui dans le
collimateur !
Question au Docteur P. Broussard, gynécologue à Valence
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